le blog des Mexplorateurs

mercredi 4 avril 2018

Chiapa de Corzo - Chiapas

Nous profitons des ferias du mois de janvier pour aller visiter le petit village de Chiapa de Corzo, situé entre Tuxtla Gutierrez et San Cristobal de las Casas, et donnant directement sur le fameux Canyon du Sumidero. La petite ville coloniale, riche en culture et traditions, a été fondée par les espagnols durant le 16ème siècle. Ses plus riches attraits sont le Temple de Santo Domingo, qui abrite aujourd'hui le Musée de la laque, ainsi que les ruines du temple de Saint Sébastien. 

La place principale, ce jour animée par les ferias, est entourée d'arches, tout au tour de la Mairie et de la Maison de Don Ángel Albino Corzo, l'un des premiers libéraux du Premier Congrès pour la Constitution. On y trouve également l'arbre sacré, le Ceiba, qui reflète, selon ses habitants, l'époque de la fondation de Chiapa de Corzo, ainsi que la fameuse tour de l'horloge. 

La petite ville se distingue également par sa savoureuse gastronomie et surtout ses desserts typiques (suspiros, chimbos, nuegados...). Nous profitons du grand marché installé tout autour de la place pour goûter certains d'entre eux et découvrir l'artisanat local : les tissus, les couronnes de fleurs, et les bijoux typiques de la région attirent notre attention. 

Comme nous arrivons en pleine feria, la musique et les danses traditionnelles battent leur plein, et les villageois sont tous en tenue traditionnelle chiapanèque. Certains nous font l'honneur de poser pour les photos, souvent coiffés de masques typiques et nous prennent par la main pour nous entraîner dans leurs danses effrenées. Nous vivons un beau moment de communion avec la vie locale, et retournons vers San Cristobal enchantés de cet arrêt à Chiapa de Corzo...

mercredi 28 mars 2018

Parc National Lagunas de Montebello - Chiapas

Aujourd'hui nous partons en direction du Parc National des Lagunes de Montebello. Situé à 61km au sud de Comitán de Dominguez, le Parc est l'un des premiers espaces naturels qui a été protégé dans le Chiapas, en 1959. Il abrite environ 60 lacs, dont seulement 16 d'entre eux sont accessibles par la route. Sa beauté est reconnue et fait de lui l'un des sites naturels les plus beaux du pays, avec ses lacs aux eaux multicolores et les divers chemins pour y accéder. 

Il existe deux routes différentes pour accéder à l'une ou l'autre partie du Parc. La première, allant tout droit depuis l'entrée, mène aux lagunes colorées : on y trouve 5 lacs, tous en dégradés de bleus : Agua Tinta, Esmeralda, Encantada, Ensueño, Agua Azul.
La seconde route, à droite après l'entrées, est celle qui mène le long de la frontière guatemaltèque, au coeur de la jungle Lacandona. S'alternent la lagune de Montebello, Cinco Lagos, Laguna Pojoj, et la lagune Tziscao.
La forêt qui entoure les lagunes abrite une grande densité de faune (surtout des oiseaux, des écureuils et des chevreuils), et les chemins de randonnée permettent de les découvrir au grès de vos promenades. Dans le Parc National, plusieurs activités sont proposées : de la plongée  à la randonnée, en passant par le cyclisme, les balades à cheval, les tours en radeaux, et l'observation d'animaux. Vous y trouverez également plusieurs points de restauration locaux pour goûter aux spécialités chiapanèques !

Le Parc de Montebello mérite d'y passer plusieurs jours, alternant les marches, les excursions à vélo et/ou en voiture, afin de découvrir les différentes variations d'environnement et de couleurs des lagunes, chacune ayant ses caractéristiques propres...

mercredi 14 mars 2018

Cascades Las Nubes - Chiapas

Alors que nous terminons notre découverte du Parc National des Lagunes de Montebello, nous décidons de dévier et de prendre la (périlleuse) route en direction du centre écotouristique "Las Nubes", connues comme les secondes plus importantes après celle d'Agua Azul. Nous entrons dans le Parc National de Montes Azules, proche de la frontière avec le Guatemala, tout au sud-est du Chiapas. Les paysages changent, et l'on trouve sur la route, toute en virage, une végétation plus dense et plus tropicale. Après un peu plus de 2h de route, nous arrivons enfin au centre écotouristique. 

Une petite marche mène jusqu'à la cascade principale, et nous nous asseyons pour en admirer toute la splendeur. Nous découvrons un pont suspendu qui nous permet d'en faire le tour, et croisons sur ce même pont...un cheval ! Quelques mètres plus loin se dessine un sentier en pleine forêt que nous décidons d'emprunter, sans imagner qu'il nous mènerait à un point de vue panoramique incroyable, surplombant toute la cascade turquoise et son parcours au coeur de la forêt Lacandone...

Plus éloignées et perdues en pleine nature qu'Agua Azul, les cascades las Nubes offrent cette particularité où l'on s'y trouve seul au monde et que le cadre privilégié des lieux invite même à y rester quelques jours pour se ressourcer, dans une cabane au bord de la cascade... 

Nous redescendons par le même sentier et nous sentons Nous quittons les lieux en fin de journée, ébahis et de merveilleuses images en tête...

mercredi 7 mars 2018

Canyon du Sumidero - Chiapas

Aujourd'hui nous partons tôt pour rejoindre l'embacardère de Cahuaré, première porte vers l'incroyable Canyon du Sumidero. A environ 50min de San Cristobal, situé entre Tuxtla Gutierrez et Chiapa de Corzo, le canyon est une faille géologique qui s'est formée il y a des milliers d'années. Au milieu de celui-ci, coule le fleuve Grivalja, qui naît des montagnes guatemaltèques et rejoint le Golfe du Mexique. Les paroies du canyon culminent à plus de 900m, et l'on peut apprécier les curiosités telles que la Grotte aux couleurs et la Cascade appelée "l'arbre de Noël". Le parcours à travers ce canyon est une expérience impressionnante...

Le canyon est navigable depuis 1980, soit au moment de sa reconnaissance comme Parc National, et suite à la construction du barrage hydrolique "Chicosasén", aussi appelé "Manuel M. Torres", du nom d'un ingénieur.   C'est grâce à ce barrage que l'on peut accéder à plus de 35km pour remonter les gorges. Le tour en "lancha"- petit bateau à moteur - dure environ 2h, et consiste en un aller/retour entre l'embarcadère de Cahuare et le barrage. Nous avons la chance de pouvoir observer une quantité incroyable d'animaux tels que : des singes araignées, des crocodiles et nombre d'oiseaux...
La richesse naturelle du canyon est abondante, et on trouve plusieurs types de végétation dûs au taux d'humidité variant d'une zone du canyon à une autre. À la fin du parcours, nous rejoignons Tuxtla Gutierrez, d'où nous engagerons un taxi pour parcourir la fameuse "route des miradors". Appartenant au Parc National, cette route surplombe le canyon, et permet d'accéder à 5 miradors - points de vue -. Nous apprécions tout particulièrement les deux derniers, qui nous permettent d'avoir une vue panoramique sur les variations du canyon, tout entre ombres et lumières.

Entre vues d'en haut et vues d'en bas, le Canyon du Sumidero regorge de secrets et de découvertes uniques pour tous les amoureux de la nature...

mercredi 28 février 2018

Les cascades d'El Chiflón - Chiapas

Aujourd'hui nous rejoignons Comitán de Dominguez, à environ 2h de San Cristobal, d'où nous embarquons à bord d'un "colectivo" - petit bus local - à destination du centre écotouristique "El Chiflón". Il faut compter une heure de route pour arriver jusqu'à l'entrée du parc, de là deux options sont possibles : marcher pendant environ 15/20 minutes ou prendre un mototaxi pour arriver au guichet où vous pourrez l'accès. Les cascades El Chiflón se trouvent en pleine forêt. On en compte 3 principales, accessibles par un petit sentier aménagé d'environ 1km, longeant le fleuve San Vincente, permettant d'arriver face à la cascade la plus importante "Vélo de la Novia", d'une hauteur de 120 mètres. 

Pendant la saison sèche, de janvier à juillet, les cascades sont plus claires et moins fortes, mais la baignade y est autorisée, tandis que pendant la saison des pluies, d'août à décembre, les eaux prennent une couleur plus marron à cause des précipitations, et le flux est plus fort. La baignade est alors à proscrire.

Nous décidons de ne pas nous arrêter-là et d'emprunter le sentier plus raide et plus aventurier pour rejoindre les hauteurs des cascades. Après une enfilade d'escaliers aménagés, nous passons par trois points de vue, de plus en plus hauts, jusqu'à arriver à la naissance de la cascade Arco Iris, d'une couleur bleu turquoise impressionnante.

Le parc est accessible aux familles avec enfants, puisqu'on y trouve divers points d'arrêts pour pique-niquer, ainsi que des tyroliennes de hauteurs différentes pour une expérience plus intense au-dessus des cascades, de quoi ravir tous les âges ! 

Nous vivons une journée intense et bien remplie, musclons nos mollets et en prenons plein les yeux... Le Chiapas est définitivement une destination d'aventure et de découvertes en pleine nature !

mercredi 21 février 2018

San Cristobal de las Casas - Chiapas

En plein coeur de la région du Chiapas, entre les forêts de pins et la brume se trouve la ville de San Cristobal de las Casas. Nous décidons de consacrer une semaine à la visite de cette ville mystique et de ses richesses naturelles alentours.

Fondée en 1528 par les Espagnols, San Cristobal est une étape incontournable d'un séjour dans le Chiapas. Située à plus de 2000m d'altitude, on y trouve une diversité aussi bien culturelle que naturelle, qui en fait une ville au charme indéniable. Entre anciennes églises, marchés indigènes, montagnes entourées de brume, parcs nationaux et cascades, cette région a un charme envoûtant. 

San Cristóbal est restée la capitale du Chiapas jusqu’en 1892 et elle est encore aujourd’hui considérée comme la capitale culturelle de l’État. Nous l'explorons à pieds et flânons au rythme nonchalant des habitants, des vendeurs ambulants de mangues ou d'artisanat local. Il semble que ce soit ainsi que la ville se découvre le mieux, et c'est la meilleure manière pour en découvrir chaque recoin, chaque petit marché ou scène de la vie quotidienne. Bien que touristique, elle garde un charme colonial et tranquille. On y trouve un des meilleurs café du pays puisqu'on trouve un peu plus à l'ouest nombre d'haciendas et plantations de café.
La cathédrale de San Cristóbal, située en plein coeur du centre ville, a été construite aux 16ème et 17ème siècle, puis a été restaurée dans les années 1920. Sa façade, jaune moutarde et blanche, mêle les influences baroques, mauresques et indiennes. À l’intérieur, on peut y admirer les retables dorés du XVIIIe siècle avec des peintures de Miguel Cabrera.

Le centre est très animé et grouille de petits restaurants typiques, de boutiques d'artisanat et de bars aux cocktails hauts en couleurs... On prend vite goût à cette ambiance joyeuse, et à ce véritable mélange des cultures qui donne l'impression de s'être perdu dans le temps ! San Cristobal et ses jeux d'ombres et lumières séduisent dès le premier coup d'oeil...

mercredi 14 février 2018

Grottes de Calcehtok - Yucatán

Nous choisissons de passer un dimanche aventurier, et reprenons les routes du Yucatán pour partir découvrir les grottes de Calcehtok. A environ 1h30 au sud de Mérida, les grottes se trouvent perdues dans la "pampa"... Nous notons la proximité avec l'Etat de Campeche puisque des reliefs apparaissent et dénotent du traditionnel horizon yucatèque. 

Plusieurs options sont possibles pour la visite (le tour familial d'1h - le moins salissant -, le tour de 2h, 3h et 5h). A partir de deux heures, la visite s'apparente à de la spéléologie et il faut être prêt à se salir...
 
Nous partons donc accompagnés de notre guide, Manuel, qui, tout au long de la visite tâchera de nous enseigner quelques mots en mayas afin d'étoffer cette expérience inédite ! Equipés de nos lampes frontales et de nos grosses baskets, nous nous enfonçons dans les méandres de la grottes, tout en écoutant son histoire... Calcehtok signifie "gorge de cerf en pierre" en maya. Elle fût utilisée autrefois comme refuge pour les mayas lors de la rébellion connue sous le nom de "guerre des castes". Autrefois appelée grotte d'Actún spukil ("grotte aux rats" en mayas), dûe à l'abondance des rats présents sur la première partie de la grotte où il y a le plus de végétation, on la renommait plus tard "Calcehtok" pour le village voisin du même nom, situé à 3km de la grotte. Des experts ont confirmé que la grotte mesurait plus de 6km linéaires, avec différentes galeries connectées entre elles par d'étroits couloirs. 

Nous découvrons, au fur à mesure de la visite divers vestiges mayas, comme des céramiques, des pointes de flèche, de l'art rupestre, et des offrandes. Le guide nous explique que sur l'ensemble de la grotte, étant formée comme un véritable labyrinthe, certaines galeries restent encore inexplorées. Après quelques minutes durant lesquelles nous pensons "facile!", nous commençons à nous baisser puis littéralement, à ramper, pour traverser des tunnels étroits, pour accéder à des galeries encore plus profondes. L'expérience est digne d'un film d'Indiana Jones ! Entre passages en rappel à l'aide de cordes, étapes où il fallait ramper à plat ventre ou sur le dos, s'insinuer dans d'étroits tunnels, se laisser glisser comme sur un tobogan pour descendre d'une galerie à l'autre.., il faut avoir le goût de l'aventure et une bonne condition physique !

Nous ressortons de la grotte au bout de 2h, éreintés et couverts de terre, mais ravis de cette expérience haute en émotions et en fous rires. Il s'agit d'une expérience incroyable et à recommander pour découvrir le Yucatán autrement !

mercredi 31 janvier 2018

Site archéologique X'Cambó - Yucatán

En partant explorer la côte du Golfe, vers les villages de Progreso, Telchac Puerto et San Crisanto, nous tombons, par hasard, sur le site archéologique de X'Cambó. Son nom signifie "crocodile céleste" en maya, il se trouve au coeur du village de Dzemul et à seulement 2 kilomètres de la côte. 

La cité fût édifiée au nord de la péninsule pour favoriser l'accès aux ressources naturelles indispensables : eau potable, produits alimentaires, matière première pour la construction des maisons. Elle s'étend sur une surface de 700 mètres d'est en ouest, et de 150 mètres du nord au sud. Le site est petit, et pourtant quelque chose se dégage : il ne ressemble à nul autre, et paraît sortir d'un conte, tant les couleurs et les formes sont bien définies. 

X'Cambó a des structures et une architecture similaire à celle du site de Dzibilchaltún, situé à environ 20 minutes au nord de Mérida, sur la route de Progreso.

La cité connût une forte influence pendant l'époque Classique, notamment comme centre administratif des ressources salines, dans la mesure où elle était entourée de grands déserts de sel, lui permettant de l'exploiter à grande mesure. Aussi surnommée la "Terre de Sel", X'Cambó mérite d'être découverte et de comprendre son influence au cours de l'histoire. Nous vous conseillons d'engager l'un des deux ou trois guides locaux attendant à l'entrée du site, afin de saisir  

La visite se fait assez rapidement, mais nous nous sentons seuls au monde, perdus dans les cités d'or...

mercredi 17 janvier 2018

Mérida, "la ville blanche" et capitale du Yucatán


En vous promenant dans les rues coloniales de la ville blanche, vous ressentirez l'atmosphère romantique et provinciale, témoignant d'un passé riche en histoires et en légendes. Bien qu'elle se soit modernisée avec le temps, Mérida a malgré tout conservé son "toque" colonial, caractérisé par ses lumières et couleurs. La nuit, elle se transforme pour le plus grand plaisir des passants. Plusieurs activités sont possibles : promenade en calèche, s'asseoir à la terrasse d'un café pour contempler les étoiles, assister à un spectacle en pleine rue de danse, de musique ou de théâtre, qui font de cette ville un carrefour culturel merveilleux.                                                                                                      
Un peu d'histoire s'impose... Avant l'arrivée des espagnols, le territoire était connu des mayas comme le "T'ho", qui signifie "les cinq collines", et avant cela, on l'appelait "lchcaanzihó", qui signifie "visage d'infini". La ville fût fondée le 6 janvier 1542 par Francisco de Montejo, sur les vestiges de la civilisation maya, qui la surnomma "Mérida" dans la mesure où les édifications préhispaniques lui rappelaient les ruines romaines présentes dans la ville homonyme d'Extremadure en Espagne. Le centre de la ville s'est créé à partir de la "Plaza Mayor" - "Zocalo", et les pierres sacrées des temples indigènes furent utilisées pour construire les maisons et les édifices publics des conquérants, comme les "Casas Reales" et le "Cabildo", ainsi que les temples de la nouvelle foi chrétienne comme la Cathédrale San Ildefonso.                                                                                                

La ville se caractérise par son architecture coloniale, où l'on trouve des constructions aux toits hauts et aux grandes fenêtres (surtout dans le centre historique), ornées de couleurs vives, qui ont valu le surnom de Mérida : la "Ville Blanche", pour sa propreté, ses couleurs et la chemise typique masculine - la "guayabera". 

Durant l'époque coloniale, le développement urbain se fit de manière concentrique et selon les codes de l'époque : il suivit un schéma quadrangulaire avec des rues tracées comme sur un jeu d'échec, qui perdure encore aujourd'hui. Cela permit de déterminer de manière claire les quartiers des colons espagnols (centre historiques) et ceux des indigènes (extramuros). Mérida indiqua ses limites avec sept arches disséminés dans la ville, aujourd'hui il n'en perdure que trois à titre indicatif, comme témoins du développement urbain colonial.

A la fin du 19ème siècle, la croissance économique et l'essor de l'hennequen lancèrent les premières constructions d'Haciendas, qui donnèrent à la ville encore plus de caractère et de charme, notamment tout au long du Paseo Montejo, l'artère coloniale principale de Mérida.                                                                             

A présent, les édifices néoclassiques et contemporains cohabitent, laissant à voir un mélange de cultures et de traditions qui se ressentent sur chaque facade de maison ainsi que sur chaque visage de ses habitants.

mercredi 10 janvier 2018

Découverte du Jardin Botanique d'Izamal - Association "Botanicos Izamal"

 
Aujourd'hui nous souhaitions vous faire découvrir un beau projet local yucatèque : un jardin botanique. 

Alors que nous avions rencontré l'association "Botanicos Izamal" à Mérida lors du marché du dimanche organisé sur la place centrale de Mérida, nous décidons d'aller leur rendre visite à Izamal, la ville jaune, où se trouve leur jardin et tous les botanistes s'activant pour faire croître des plantes médicinales aux propriétés exceptionnelles. 

La représentante de l'association, Zully Patrón, nous accueille les bras ouverts et nous organise une visite guidée du jardin botanique, avec explication de son histoire, et de chacune des plantes médicinales s'y trouvant: quelles sont leurs propriétés, comment les associer à d'autres plantes, comment les consommer (sous forme de gélule - type complément alimentaire, ou sous forme d'infusions), à quelles doses, etc. La visite est passionnante, et mériterait de durer des heures tant le nombre de plantes est élevé et tant il y aurait à en dire. 

Pour les problèmes de diabète, de digestion, de maux de tête, de peau, voire de cancer, chaque plante a son utilité ! Zully nous raconte combien de personnes, décues par la médecine générale, se sont tournées vers une médecine douce, plus traditionnelle et moins agressive que certains médicaments qui n'auraient pas fais leur preuve. Après la visite il est possible d'acheter des produits naturels afin d'en tester les résultats sur soi, toujours en suivant les conseils de les botanistes.

Ce jardin, à peine créé il y a un an, mérite d'être découvert lors d'une visite à Izamal, et la rencontre avec cette association est une perle rare permettant de sortir des sentiers battus par un circuit traditionnel dans le Yucatán. Pour les passionnés ou tout simplement intéressés par la médecine traditionnelle à base de plantes, et pour tous ceux souhaitant rencontrer la population locale d'une autre manière, via des échanges et la transmission d'apprentissages ancestraux, cette visite est idéale et vaut le détour !

mercredi 3 janvier 2018

Site archéologique de Mayapán - Yucatán

 
Aujourd'hui nous reprenons la route pour partir découvrir l'ancienne cité maya de Mayapán, signifiant "Drapeau des Mayas", qui est considérée comme la dernière grande capitale maya. Sur une superficie de 4km2, Mayapán possède 4000 structures et temples. On le considère comme le troisième site le plus important présent sur la péninsule du Yucatán après Chichen Itzá et Uxmal.

Le site archéologique se trouve à environ 1h de Mérida, sur la route Mérida-Acanceh, en direction de la fameuse "Route des Couvents", qui commence avant les villages d'Acanceh et Tecoh. Encore peu connu, puisque ne se trouvant pas sur la fameuse Ruta Puuc (comme Uxmal), et étant loin de Cancún (environ 4h30), le site archéologique n'est pas très populaire, et pourtant une merveilleuse découverte en ce dimanche matin ! On y trouve un lieu peu fréquenté, entouré de végétation et d'une tranquilité incroyable.

José, le guide local qui nous accompagne, nous raconte que Mayapán connût son apogée pendant l'époque Post-Classique (1200 - 1450 a. J-C). On estime sa population à environ 12 000 habitants. La cité fût le siège de la "Ligue de Mayapán", une confédération qui réunissait les caciques d'Uxmal et Chichen Itzá. 

Le site a été construit selon le modèle de Chichen Itza. Ses principales structures sont une copie de la capital des "Itzáes", peuple maya qui s'installa au Yucatán au IVe siècle. Après la chute de Chichen, Mayapán développa son propre style orienté sur la refonte des formes antiques. Son principal édifice, également appelé "El Castillo" - "Le Château" (mesurant environ 15m), est le spectacle d'un phénomène d'ombres et lumières lors du solstice d'hiver et d'été (21 et 22 juin, 21 et 22 décembre), identiques à celui de Chichen Itzá où l'on semble apercevoir la forme d'un serpent se dessiner sur le temple. 

Nous quittons le site enchantés, avec de belles images en tête de cette belle cité perdue au milieu de la forêt yucatèque...

mercredi 27 décembre 2017

Motul et ses fameux oeufs "motuleños" - Yucatán

L'une des traditions culinaires du Yucatán est de se rendre à Motul, village au nord-est de Mérida pour aller y déguster les fameux "huevos motuleños" - comprendre "les oeufs de Motul". Il s'agit d'un petit-déjeuner typique, élaboré à base d'oeufs au plat étalés sur des tortillas frites, accompagnés de flageolets rouges, de bananes frites et d'une sauce spéciale (tomates, jambons, petits pois). 

Motul est connu pour être le lieu de naissance de Felipe Carrillo Puerto, homme politique et figure de la révolution (1874-1924), qui fût gouverneur du Yucatán de 1922 à 1924. Son influence fut notoire, notamment dans les secteurs de l'éducation et de la reconnaissance indigène. 

La légende raconte que Felipe Carrillo Puerto arriva un jour dans un restaurant à Motul, le "Sin Rival", et le chef se trouva dépourvu des plats traditionnels puisqu'il avait déjà servi des dizaines de clients. Il arrangea donc un plat spécial pour son hôte à base de tous les restes conservés en cuisine : des oeufs, une tortilla, des morceaux de jambon et de tomates, des petits pois et des bananes frites. Il servit le tout à Felipe Carrillo, qui, une fois passé la surprise, s'enchanta de cette préparation et invita le chef à ajouter ce merveilleux plat au menu du restaurant !

Les huevos motuleños font aujourd'hui partie des étoiles de la gastronomie yucatèque et participe à la renommée du petit village de Motul, qui s'anime chaque matin au rythme de la cumbia dans le marché local et des exclamations des clients une fois que leurs huevos motuleños leur sont servis.

mercredi 20 décembre 2017

Le Mezcal : la boisson tombée du ciel !

On ne peut entreprendre un voyage au Mexique sans goûter au fameux "Mezcal", aussi appelée par les mexicains "boisson tombée du ciel" ! 

Le processus de distillation a été introduit au Mexique au 16ème siècle par les espagnols et les européens en général, et s'est diffusé jusqu'à être employé communément à partir du 18ème siècle. C'est à partir de ce moment là qu'ont commencés à être consommés des alcools distillés. Le mezcal, l'aguardiente et la tequila en font partie...

Le Mezcal se produit presque dans chaque région du Mexique, par la distillation d'agave fermenté (plante grasse d'Amérique centrale monocarpique - qui ne fleurit qu'une fois). Les types de mezcal les plus connus sont ceux du nord et de Oaxaca. La légende raconte qu'un éclair vint frapper un agave, ce qui fit couler la première goutte de mezcal, d'où son surnom de "boisson tombée du ciel". Les différentes variétés de mezcal dépendent de la plante, du climat, de la technique de distillation et du récipient où il est conservé. 

En plus d'être utilisé pour les fêtes et cérémonies, on le considère également comme remède et médicament. Il s'agit d'une boisson sacrée... 

Le mezcal est enregistré comme appellation d'origine depuis 1994, il ne peut donc être produit qu'au Mexique ! Le cocktail le plus connu préparé à base de mezcal est le "Mayahuel", il contient : du jus d'ananas, de la liqueur de café et un grain de café posé sur la mousse.

mercredi 13 décembre 2017

Les grottes de Loltún - Yucatán


Aujourd'hui nous partons nous aventurer sur les routes du sud du Yucatán pour parcourir les petits villages et découvrir la vie locale au ryhtme des marchés et des promenades. Nous passons par les villages de Tekax et Oxkutzcab, à environ 110km au sud de Mérida, et finissons par atterir de manière inespérée sur les fameuses grottes de Loltún. Nous avons la chance d'arriver pour la dernière visite de la journée à 16h, et suivons notre guide Miguel jusqu'à l'entrées des grottes. 

A 70 mètres de profondeur, nous y découvrons les peintures des premiers mayas, des offrandes et des objets de culte. "Loltún" en maya signifie "fleur de pierre", ce nom lui a été donné puisque l'on distingue divers motifs de fleurs sur plusieurs parois de la grotte. Les mayas utilisaient cette grotte comme centre religieux et refuge où ils pouvaient entreposer leurs outils. L'on reconnaît des peintures rupestres avec des formes de mains, de visages et d'animaux de l'époque. On compte environ 115 peintures murales et 42 pétroglyphes.

 On estime l'occupation humaine de cette grotte vers les années 9000 av. Jesus-Christ, puis avec la domestication des plantes et des animaux, et enfin au cours de l'incorporation de l'architecture et de la sculpture dans ses activités quotidiennes, ce qui illustre le processus social qui convertit l'homme de nomade en sédentaire. A partir de l'époque Classique, les grottes ont cessé d'être des lieux de vie et furent seulement utilisées comme des sources d'approvisionnement d'eau.

Nous suivons les chauve-souris durant toute la visite, et nous apprécions la fraîcheur ainsi que le silence régnant dans les différentes cavités. La roche paraît avoir été sculptée, et les jeux de lumière dans la grotte laissent à voir des formes et des ombres surprenantes. Nous quittons la grotte après une visite d'environ 1h30, étonnés et enchantés de cette découverte hors des sentiers battus, qui change des grandes étapes touristiques et nous aura laissé à voir un nouvel aspect de la richesse de cette incroyable région qu'est le Yucatán.

mercredi 6 décembre 2017

Réserve Naturelle de Celestún - Yucatán










En ce samedi ensoleillé, nous décidons de continuer de parcourir les routes du Yucatán, cette fois-ci : rumbo a la Réserve Naturelle de Celestún ! À environ 115km de Mérida à l'ouest (compter 1h30 de route), Celestún se trouve en bord de Golf du Mexique et ne cesse d'attirer pour sa richesse naturelle. 

Il s'agit de l'une des réserves les plus riches en termes de diversité d'espèces et d'écosystèmes indépendants, comme les mangroves, les dunes, et la forêt innondée. Dans le but de préserver cet incroyable patrimoine naturel, cet environnement a été classé Réserve de Biosphère. 

Après avoir dépassé différents petits villages en chemin et nous être arrêtés pour goûter aux noix de coco, nous arrivons enfin à Celestún et traversons la réserve jusqu'à arriver aux plages du Golf. Nous nous laissons tenter par un ceviche frais pour reprendre des forces et profiter de la vue les pieds dans le sable, avant de partir nous renseigner sur les tours en bateau. En effet, à Celestún, la visite habituelle se fait dans une petite "lancha", d'une capacité d'environ 6 ou 8 personnes, et d'une durée variant d'1h à 2h. 

Un pêcheur s'approche et nous propose un tour des plus complets, et ni une ni deux, nous voilà grimpant dans sa petite embarcation. La période n'est pas la plus propice à l'observation d'oiseaux, mais nous en apercevons tout de même un certain nombre, surtout des pélicans. Nous accostons près des ruines d'une ancienne hacienda et partons à pieds découvrir des salines d'où nous arrivons à entrevoir au loin les fameux flamants roses ! 

Nous continuons ensuite pour un tour en forêt, dans les canaux de la réserve, d'où nous apercevons essentiellement des iguanes, avant d'arriver au fameux "ojo de agua", comprendre "oeil d'eau" : où l'on trouve la plus grande concentration d'eau douce dans la réserve. 

Notre tour se termine par une baignade au milieu de la lagune et nous profitons de ce bain raffraîchissant dans cette eau cristalline pour attendre le coucher du soleil, avant de prendre la route du retour vers Mérida...