le blog des Mexplorateurs

mercredi 21 février 2018

San Cristobal de las Casas - Chiapas

En plein coeur de la région du Chiapas, entre les forêts de pins et la brume se trouve la ville de San Cristobal de las Casas. Nous décidons de consacrer une semaine à la visite de cette ville mystique et de ses richesses naturelles alentours.

Fondée en 1528 par les Espagnols, San Cristobal est une étape incontournable d'un séjour dans le Chiapas. Située à plus de 2000m d'altitude, on y trouve une diversité aussi bien culturelle que naturelle, qui en fait une ville au charme indéniable. Entre anciennes églises, marchés indigènes, montagnes entourées de brume, parcs nationaux et cascades, cette région a un charme envoûtant. 

San Cristóbal est restée la capitale du Chiapas jusqu’en 1892 et elle est encore aujourd’hui considérée comme la capitale culturelle de l’État. Nous l'explorons à pieds et flânons au rythme nonchalant des habitants, des vendeurs ambulants de mangues ou d'artisanat local. Il semble que ce soit ainsi que la ville se découvre le mieux, et c'est la meilleure manière pour en découvrir chaque recoin, chaque petit marché ou scène de la vie quotidienne. Bien que touristique, elle garde un charme colonial et tranquille. On y trouve un des meilleurs café du pays puisqu'on trouve un peu plus à l'ouest nombre d'haciendas et plantations de café.
La cathédrale de San Cristóbal, située en plein coeur du centre ville, a été construite aux 16ème et 17ème siècle, puis a été restaurée dans les années 1920. Sa façade, jaune moutarde et blanche, mêle les influences baroques, mauresques et indiennes. À l’intérieur, on peut y admirer les retables dorés du XVIIIe siècle avec des peintures de Miguel Cabrera.

Le centre est très animé et grouille de petits restaurants typiques, de boutiques d'artisanat et de bars aux cocktails hauts en couleurs... On prend vite goût à cette ambiance joyeuse, et à ce véritable mélange des cultures qui donne l'impression de s'être perdu dans le temps ! San Cristobal et ses jeux d'ombres et lumières séduisent dès le premier coup d'oeil...

mercredi 14 février 2018

Grottes de Calcehtok - Yucatán

Nous choisissons de passer un dimanche aventurier, et reprenons les routes du Yucatán pour partir découvrir les grottes de Calcehtok. A environ 1h30 au sud de Mérida, les grottes se trouvent perdues dans la "pampa"... Nous notons la proximité avec l'Etat de Campeche puisque des reliefs apparaissent et dénotent du traditionnel horizon yucatèque. 

Plusieurs options sont possibles pour la visite (le tour familial d'1h - le moins salissant -, le tour de 2h, 3h et 5h). A partir de deux heures, la visite s'apparente à de la spéléologie et il faut être prêt à se salir...
 
Nous partons donc accompagnés de notre guide, Manuel, qui, tout au long de la visite tâchera de nous enseigner quelques mots en mayas afin d'étoffer cette expérience inédite ! Equipés de nos lampes frontales et de nos grosses baskets, nous nous enfonçons dans les méandres de la grottes, tout en écoutant son histoire... Calcehtok signifie "gorge de cerf en pierre" en maya. Elle fût utilisée autrefois comme refuge pour les mayas lors de la rébellion connue sous le nom de "guerre des castes". Autrefois appelée grotte d'Actún spukil ("grotte aux rats" en mayas), dûe à l'abondance des rats présents sur la première partie de la grotte où il y a le plus de végétation, on la renommait plus tard "Calcehtok" pour le village voisin du même nom, situé à 3km de la grotte. Des experts ont confirmé que la grotte mesurait plus de 6km linéaires, avec différentes galeries connectées entre elles par d'étroits couloirs. 

Nous découvrons, au fur à mesure de la visite divers vestiges mayas, comme des céramiques, des pointes de flèche, de l'art rupestre, et des offrandes. Le guide nous explique que sur l'ensemble de la grotte, étant formée comme un véritable labyrinthe, certaines galeries restent encore inexplorées. Après quelques minutes durant lesquelles nous pensons "facile!", nous commençons à nous baisser puis littéralement, à ramper, pour traverser des tunnels étroits, pour accéder à des galeries encore plus profondes. L'expérience est digne d'un film d'Indiana Jones ! Entre passages en rappel à l'aide de cordes, étapes où il fallait ramper à plat ventre ou sur le dos, s'insinuer dans d'étroits tunnels, se laisser glisser comme sur un tobogan pour descendre d'une galerie à l'autre.., il faut avoir le goût de l'aventure et une bonne condition physique !

Nous ressortons de la grotte au bout de 2h, éreintés et couverts de terre, mais ravis de cette expérience haute en émotions et en fous rires. Il s'agit d'une expérience incroyable et à recommander pour découvrir le Yucatán autrement !

mercredi 31 janvier 2018

Site archéologique X'Cambó - Yucatán

En partant explorer la côte du Golfe, vers les villages de Progreso, Telchac Puerto et San Crisanto, nous tombons, par hasard, sur le site archéologique de X'Cambó. Son nom signifie "crocodile céleste" en maya, il se trouve au coeur du village de Dzemul et à seulement 2 kilomètres de la côte. 

La cité fût édifiée au nord de la péninsule pour favoriser l'accès aux ressources naturelles indispensables : eau potable, produits alimentaires, matière première pour la construction des maisons. Elle s'étend sur une surface de 700 mètres d'est en ouest, et de 150 mètres du nord au sud. Le site est petit, et pourtant quelque chose se dégage : il ne ressemble à nul autre, et paraît sortir d'un conte, tant les couleurs et les formes sont bien définies. 

X'Cambó a des structures et une architecture similaire à celle du site de Dzibilchaltún, situé à environ 20 minutes au nord de Mérida, sur la route de Progreso.

La cité connût une forte influence pendant l'époque Classique, notamment comme centre administratif des ressources salines, dans la mesure où elle était entourée de grands déserts de sel, lui permettant de l'exploiter à grande mesure. Aussi surnommée la "Terre de Sel", X'Cambó mérite d'être découverte et de comprendre son influence au cours de l'histoire. Nous vous conseillons d'engager l'un des deux ou trois guides locaux attendant à l'entrée du site, afin de saisir  

La visite se fait assez rapidement, mais nous nous sentons seuls au monde, perdus dans les cités d'or...

mercredi 17 janvier 2018

Mérida, "la ville blanche" et capitale du Yucatán


En vous promenant dans les rues coloniales de la ville blanche, vous ressentirez l'atmosphère romantique et provinciale, témoignant d'un passé riche en histoires et en légendes. Bien qu'elle se soit modernisée avec le temps, Mérida a malgré tout conservé son "toque" colonial, caractérisé par ses lumières et couleurs. La nuit, elle se transforme pour le plus grand plaisir des passants. Plusieurs activités sont possibles : promenade en calèche, s'asseoir à la terrasse d'un café pour contempler les étoiles, assister à un spectacle en pleine rue de danse, de musique ou de théâtre, qui font de cette ville un carrefour culturel merveilleux.                                                                                                      
Un peu d'histoire s'impose... Avant l'arrivée des espagnols, le territoire était connu des mayas comme le "T'ho", qui signifie "les cinq collines", et avant cela, on l'appelait "lchcaanzihó", qui signifie "visage d'infini". La ville fût fondée le 6 janvier 1542 par Francisco de Montejo, sur les vestiges de la civilisation maya, qui la surnomma "Mérida" dans la mesure où les édifications préhispaniques lui rappelaient les ruines romaines présentes dans la ville homonyme d'Extremadure en Espagne. Le centre de la ville s'est créé à partir de la "Plaza Mayor" - "Zocalo", et les pierres sacrées des temples indigènes furent utilisées pour construire les maisons et les édifices publics des conquérants, comme les "Casas Reales" et le "Cabildo", ainsi que les temples de la nouvelle foi chrétienne comme la Cathédrale San Ildefonso.                                                                                                

La ville se caractérise par son architecture coloniale, où l'on trouve des constructions aux toits hauts et aux grandes fenêtres (surtout dans le centre historique), ornées de couleurs vives, qui ont valu le surnom de Mérida : la "Ville Blanche", pour sa propreté, ses couleurs et la chemise typique masculine - la "guayabera". 

Durant l'époque coloniale, le développement urbain se fit de manière concentrique et selon les codes de l'époque : il suivit un schéma quadrangulaire avec des rues tracées comme sur un jeu d'échec, qui perdure encore aujourd'hui. Cela permit de déterminer de manière claire les quartiers des colons espagnols (centre historiques) et ceux des indigènes (extramuros). Mérida indiqua ses limites avec sept arches disséminés dans la ville, aujourd'hui il n'en perdure que trois à titre indicatif, comme témoins du développement urbain colonial.

A la fin du 19ème siècle, la croissance économique et l'essor de l'hennequen lancèrent les premières constructions d'Haciendas, qui donnèrent à la ville encore plus de caractère et de charme, notamment tout au long du Paseo Montejo, l'artère coloniale principale de Mérida.                                                                             

A présent, les édifices néoclassiques et contemporains cohabitent, laissant à voir un mélange de cultures et de traditions qui se ressentent sur chaque facade de maison ainsi que sur chaque visage de ses habitants.

mercredi 10 janvier 2018

Découverte du Jardin Botanique d'Izamal - Association "Botanicos Izamal"

 
Aujourd'hui nous souhaitions vous faire découvrir un beau projet local yucatèque : un jardin botanique. 

Alors que nous avions rencontré l'association "Botanicos Izamal" à Mérida lors du marché du dimanche organisé sur la place centrale de Mérida, nous décidons d'aller leur rendre visite à Izamal, la ville jaune, où se trouve leur jardin et tous les botanistes s'activant pour faire croître des plantes médicinales aux propriétés exceptionnelles. 

La représentante de l'association, Zully Patrón, nous accueille les bras ouverts et nous organise une visite guidée du jardin botanique, avec explication de son histoire, et de chacune des plantes médicinales s'y trouvant: quelles sont leurs propriétés, comment les associer à d'autres plantes, comment les consommer (sous forme de gélule - type complément alimentaire, ou sous forme d'infusions), à quelles doses, etc. La visite est passionnante, et mériterait de durer des heures tant le nombre de plantes est élevé et tant il y aurait à en dire. 

Pour les problèmes de diabète, de digestion, de maux de tête, de peau, voire de cancer, chaque plante a son utilité ! Zully nous raconte combien de personnes, décues par la médecine générale, se sont tournées vers une médecine douce, plus traditionnelle et moins agressive que certains médicaments qui n'auraient pas fais leur preuve. Après la visite il est possible d'acheter des produits naturels afin d'en tester les résultats sur soi, toujours en suivant les conseils de les botanistes.

Ce jardin, à peine créé il y a un an, mérite d'être découvert lors d'une visite à Izamal, et la rencontre avec cette association est une perle rare permettant de sortir des sentiers battus par un circuit traditionnel dans le Yucatán. Pour les passionnés ou tout simplement intéressés par la médecine traditionnelle à base de plantes, et pour tous ceux souhaitant rencontrer la population locale d'une autre manière, via des échanges et la transmission d'apprentissages ancestraux, cette visite est idéale et vaut le détour !

mercredi 3 janvier 2018

Site archéologique de Mayapán - Yucatán

 
Aujourd'hui nous reprenons la route pour partir découvrir l'ancienne cité maya de Mayapán, signifiant "Drapeau des Mayas", qui est considérée comme la dernière grande capitale maya. Sur une superficie de 4km2, Mayapán possède 4000 structures et temples. On le considère comme le troisième site le plus important présent sur la péninsule du Yucatán après Chichen Itzá et Uxmal.

Le site archéologique se trouve à environ 1h de Mérida, sur la route Mérida-Acanceh, en direction de la fameuse "Route des Couvents", qui commence avant les villages d'Acanceh et Tecoh. Encore peu connu, puisque ne se trouvant pas sur la fameuse Ruta Puuc (comme Uxmal), et étant loin de Cancún (environ 4h30), le site archéologique n'est pas très populaire, et pourtant une merveilleuse découverte en ce dimanche matin ! On y trouve un lieu peu fréquenté, entouré de végétation et d'une tranquilité incroyable.

José, le guide local qui nous accompagne, nous raconte que Mayapán connût son apogée pendant l'époque Post-Classique (1200 - 1450 a. J-C). On estime sa population à environ 12 000 habitants. La cité fût le siège de la "Ligue de Mayapán", une confédération qui réunissait les caciques d'Uxmal et Chichen Itzá. 

Le site a été construit selon le modèle de Chichen Itza. Ses principales structures sont une copie de la capital des "Itzáes", peuple maya qui s'installa au Yucatán au IVe siècle. Après la chute de Chichen, Mayapán développa son propre style orienté sur la refonte des formes antiques. Son principal édifice, également appelé "El Castillo" - "Le Château" (mesurant environ 15m), est le spectacle d'un phénomène d'ombres et lumières lors du solstice d'hiver et d'été (21 et 22 juin, 21 et 22 décembre), identiques à celui de Chichen Itzá où l'on semble apercevoir la forme d'un serpent se dessiner sur le temple. 

Nous quittons le site enchantés, avec de belles images en tête de cette belle cité perdue au milieu de la forêt yucatèque...

mercredi 27 décembre 2017

Motul et ses fameux oeufs "motuleños" - Yucatán

L'une des traditions culinaires du Yucatán est de se rendre à Motul, village au nord-est de Mérida pour aller y déguster les fameux "huevos motuleños" - comprendre "les oeufs de Motul". Il s'agit d'un petit-déjeuner typique, élaboré à base d'oeufs au plat étalés sur des tortillas frites, accompagnés de flageolets rouges, de bananes frites et d'une sauce spéciale (tomates, jambons, petits pois). 

Motul est connu pour être le lieu de naissance de Felipe Carrillo Puerto, homme politique et figure de la révolution (1874-1924), qui fût gouverneur du Yucatán de 1922 à 1924. Son influence fut notoire, notamment dans les secteurs de l'éducation et de la reconnaissance indigène. 

La légende raconte que Felipe Carrillo Puerto arriva un jour dans un restaurant à Motul, le "Sin Rival", et le chef se trouva dépourvu des plats traditionnels puisqu'il avait déjà servi des dizaines de clients. Il arrangea donc un plat spécial pour son hôte à base de tous les restes conservés en cuisine : des oeufs, une tortilla, des morceaux de jambon et de tomates, des petits pois et des bananes frites. Il servit le tout à Felipe Carrillo, qui, une fois passé la surprise, s'enchanta de cette préparation et invita le chef à ajouter ce merveilleux plat au menu du restaurant !

Les huevos motuleños font aujourd'hui partie des étoiles de la gastronomie yucatèque et participe à la renommée du petit village de Motul, qui s'anime chaque matin au rythme de la cumbia dans le marché local et des exclamations des clients une fois que leurs huevos motuleños leur sont servis.

mercredi 20 décembre 2017

Le Mezcal : la boisson tombée du ciel !

On ne peut entreprendre un voyage au Mexique sans goûter au fameux "Mezcal", aussi appelée par les mexicains "boisson tombée du ciel" ! 

Le processus de distillation a été introduit au Mexique au 16ème siècle par les espagnols et les européens en général, et s'est diffusé jusqu'à être employé communément à partir du 18ème siècle. C'est à partir de ce moment là qu'ont commencés à être consommés des alcools distillés. Le mezcal, l'aguardiente et la tequila en font partie...

Le Mezcal se produit presque dans chaque région du Mexique, par la distillation d'agave fermenté (plante grasse d'Amérique centrale monocarpique - qui ne fleurit qu'une fois). Les types de mezcal les plus connus sont ceux du nord et de Oaxaca. La légende raconte qu'un éclair vint frapper un agave, ce qui fit couler la première goutte de mezcal, d'où son surnom de "boisson tombée du ciel". Les différentes variétés de mezcal dépendent de la plante, du climat, de la technique de distillation et du récipient où il est conservé. 

En plus d'être utilisé pour les fêtes et cérémonies, on le considère également comme remède et médicament. Il s'agit d'une boisson sacrée... 

Le mezcal est enregistré comme appellation d'origine depuis 1994, il ne peut donc être produit qu'au Mexique ! Le cocktail le plus connu préparé à base de mezcal est le "Mayahuel", il contient : du jus d'ananas, de la liqueur de café et un grain de café posé sur la mousse.

mercredi 13 décembre 2017

Les grottes de Loltún - Yucatán


Aujourd'hui nous partons nous aventurer sur les routes du sud du Yucatán pour parcourir les petits villages et découvrir la vie locale au ryhtme des marchés et des promenades. Nous passons par les villages de Tekax et Oxkutzcab, à environ 110km au sud de Mérida, et finissons par atterir de manière inespérée sur les fameuses grottes de Loltún. Nous avons la chance d'arriver pour la dernière visite de la journée à 16h, et suivons notre guide Miguel jusqu'à l'entrées des grottes. 

A 70 mètres de profondeur, nous y découvrons les peintures des premiers mayas, des offrandes et des objets de culte. "Loltún" en maya signifie "fleur de pierre", ce nom lui a été donné puisque l'on distingue divers motifs de fleurs sur plusieurs parois de la grotte. Les mayas utilisaient cette grotte comme centre religieux et refuge où ils pouvaient entreposer leurs outils. L'on reconnaît des peintures rupestres avec des formes de mains, de visages et d'animaux de l'époque. On compte environ 115 peintures murales et 42 pétroglyphes.

 On estime l'occupation humaine de cette grotte vers les années 9000 av. Jesus-Christ, puis avec la domestication des plantes et des animaux, et enfin au cours de l'incorporation de l'architecture et de la sculpture dans ses activités quotidiennes, ce qui illustre le processus social qui convertit l'homme de nomade en sédentaire. A partir de l'époque Classique, les grottes ont cessé d'être des lieux de vie et furent seulement utilisées comme des sources d'approvisionnement d'eau.

Nous suivons les chauve-souris durant toute la visite, et nous apprécions la fraîcheur ainsi que le silence régnant dans les différentes cavités. La roche paraît avoir été sculptée, et les jeux de lumière dans la grotte laissent à voir des formes et des ombres surprenantes. Nous quittons la grotte après une visite d'environ 1h30, étonnés et enchantés de cette découverte hors des sentiers battus, qui change des grandes étapes touristiques et nous aura laissé à voir un nouvel aspect de la richesse de cette incroyable région qu'est le Yucatán.

mercredi 6 décembre 2017

Réserve Naturelle de Celestún - Yucatán










En ce samedi ensoleillé, nous décidons de continuer de parcourir les routes du Yucatán, cette fois-ci : rumbo a la Réserve Naturelle de Celestún ! À environ 115km de Mérida à l'ouest (compter 1h30 de route), Celestún se trouve en bord de Golf du Mexique et ne cesse d'attirer pour sa richesse naturelle. 

Il s'agit de l'une des réserves les plus riches en termes de diversité d'espèces et d'écosystèmes indépendants, comme les mangroves, les dunes, et la forêt innondée. Dans le but de préserver cet incroyable patrimoine naturel, cet environnement a été classé Réserve de Biosphère. 

Après avoir dépassé différents petits villages en chemin et nous être arrêtés pour goûter aux noix de coco, nous arrivons enfin à Celestún et traversons la réserve jusqu'à arriver aux plages du Golf. Nous nous laissons tenter par un ceviche frais pour reprendre des forces et profiter de la vue les pieds dans le sable, avant de partir nous renseigner sur les tours en bateau. En effet, à Celestún, la visite habituelle se fait dans une petite "lancha", d'une capacité d'environ 6 ou 8 personnes, et d'une durée variant d'1h à 2h. 

Un pêcheur s'approche et nous propose un tour des plus complets, et ni une ni deux, nous voilà grimpant dans sa petite embarcation. La période n'est pas la plus propice à l'observation d'oiseaux, mais nous en apercevons tout de même un certain nombre, surtout des pélicans. Nous accostons près des ruines d'une ancienne hacienda et partons à pieds découvrir des salines d'où nous arrivons à entrevoir au loin les fameux flamants roses ! 

Nous continuons ensuite pour un tour en forêt, dans les canaux de la réserve, d'où nous apercevons essentiellement des iguanes, avant d'arriver au fameux "ojo de agua", comprendre "oeil d'eau" : où l'on trouve la plus grande concentration d'eau douce dans la réserve. 

Notre tour se termine par une baignade au milieu de la lagune et nous profitons de ce bain raffraîchissant dans cette eau cristalline pour attendre le coucher du soleil, avant de prendre la route du retour vers Mérida...

mercredi 29 novembre 2017

Site archéologique d'Ek Balam - Yucatán

Aujourd'hui nous profitons d'un passage à Valladolid pour aller découvrir le fameux site archéologique d'Ek Balam. Il s'agit de l'un des derniers sites à avoir été découverts sur la péninsule du Yucatán, et sans doute l'un des plus importants. Son nom en maya signifie "jaguar noir". Le site est composé de divers temples, de deux grands palais et d'une pyramide au centre de la cité. Ocupé du quatrième siècle jusqu'à la période coloniale, plusieurs sources historiques indiquent qu'Ek Balam représentait un centre important de la région maya, pendant la période Post-Classique.
Comprenant environ 40 structures, tous les temples sont accessibles aux visiteurs, permettant de prendre de la hauteur et d'adopter plusieurs points de vue sur la cité et la jungle environnante. Ek Balam ne connaît pas la renommée de Chichen Itzá, et pourtant il s'agit d'une cité pleine de sérénité et de mystère à la fois. On y rencontre peu de visiteurs et c'est finalement ce qui en fait son charme. 

Nous escaladons l'Acropole, aussi appelée la "Tour", d'une trentaine de mètres, du sommet de laquelle nous avons droit à une vue incroyable sur les deux grandes structures paraissant sortir de la jungle. Nos efforts ne sont pas vains et nous reposons nos jambes flageolantes en nous asseyant sur les marches du haut pour profiter de cet instant paisible et nous imprégner de la majestuosité de la nature : une véritable oeuvre d'art. 

A environ 1500 mètres de la cité se trouve le cenote Xcanche. Il est possible de louer des vélos pour y accéder plus rapidement ou simplement s'y rendre à pieds. Sur place on y trouve une descente en rapel, des hamacs et une tyrolienne. Pour notre part, un plongeon raffraîchissant et hop nous voilà ressortis pour continuer notre chemin vers de nouvelles aventures...

mercredi 22 novembre 2017

Un weekend à Isla Mujeres, à la rencontre des requins baleine

Nous profitons du weekend de 3 jours à l'occasion de la célébration de l'Indépendance du Mexique, pour mettre le cap sur la côte Caraïbes, et partir découvrir la merveilleuse île des femmes, "Isla Mujeres". Nous embarquons à bord du ferry en partance de Cancún et faisons un court périple de 15 minutes avant de poser les pieds sur Isla Mujeres. 

Comme la plupart des voyageurs, nous choisissons de louer une voiturette de golf pour rouler à l'air libre et profiter de la vue et de chacun de nos sens. L'île se parcours relativement vite, mais elle offre de nombreux secrets et recoins à découvrir qui méritent que l'on prenne le temps et surtout...des détours ! Au bout d'une vingtaine de minutes de route, nous arrivons dans un restaurant situé en bord de plage pour nous restaurer et goûter aux délicieuses langoustes, spécialités de la maison ! Nous nous laissons ensuite bercer par le son des vagues et la tranquilité des lieux jusqu'au coucher du soleil... Le soir nous participons à la Fête de l'Indépendance sur la Place Principale, écoutons avec attention le discours du Maire, puis suivons les premiers accords des mariachis qui ont pris place sur la scène faisant face au Palais du Gouvernement. Cette belle première soirée s'achève au rythme de la cumbia et de la salsa...

Le lendemain, nous décidons de nous aventurer un peu plus loin, et découvrons "Punta Azul", où l'on accède via un promontoir puis des escaliers en bois aménagés dans la roche avant de déboucher sur la mer. Il n'y a personne, nous semblons être les seuls visiteurs et cela procure d'autant plus une sensation de bien-être et de découverte. Nous faisons le tour de la "punta", à l'ombre de la roche et profitons de la vue sur l'eau bleu turquoise. Entre promenades à pieds ou en voiturette, nous choisissons de découvrir Isla Mujeres à notre rythme et tâchons de sortir des sentiers battus pour aller au contact des locaux, que nous rencontrons, pour la plupart, pour partager des tacos !

Le dernier jour, nous nous levons à l'aube et partons en bateau pour une excursion bien particulière... Nous allons à la rencontre des requins baleine ! Ces géants marins inofensifs, sont visibles sur les côtes de juin à septembre, et nous profitons du dernier jour de la saison pour aller les découvrir ! Nous traversons une mer plutôt calme pendant environ 50 minutes, avant d'arriver au spot où nous enfilerons masque et tuba, et plongerons deux par deux, à leurs côtés. Le premier que nous rencontrons est un bébé (pas si petit que cela !), nous l'apercevons de loin, et pourtant nous restons impressionnés par sa taille. Au second essai, nous plongeons et nous retrouvons nez-à-nez avec la maman (environ le triple de la taille du petit...), que nous accompagnons le temps de quelques minutes, côte-à-côte. Nous sentons les vibrations de ses déplacements et de sa masse dans l'eau. C'est un moment exceptionnel et unique... Elle finit par s´éloigner et nous remontons à la surface, la boule au ventre due à l'adrénaline et au bonheur d'avoir vécu un tel instant. 

C'est avec toutes ces superbes images en tête que nous remontons à bord du ferry nous ramenant sur la côte, et que nous repartons tous vers nos vies quotidiennes respectives, mais avec un souvenir commun inoubliable... 

 

mercredi 15 novembre 2017

Les sérénades du jeudi soir à Santa Lucía - Mérida

À Mérida, tous les jeudis soirs, la Place Santa Lucía se pare de blanc. En plein coeur du centre-historique de la ville, la place Santa Lucía organise cette soirée culturelle depuis 1965, et a vu se succéder, depuis, un grand nombre d'artistes de renom, tant musiciens, chanteurs, que danseurs. Ses sérénades légendaires sont l'expression par excellence de la culture yucatèque et d'un patrimoine culturel unique, puisqu'elles offrent à découvrir son folklore, sa poésie et son histoire.

L'orchestre se met en place sur la petite scène aux côtés du restaurant l'Apoala, face aux gradins spécialement installés pour l'évènement. Les musiciens vêtus de la fameuse chemise typique yucatèque, la "guayabera", s'installent et lancent les premiers accords de la fameuse sérénade.

Le public est constitué de voyageurs de passage, de curieux, mais surtout de locaux habitués et pourtant toujours aussi enchantés d'assister à cet évènement musical hebdomadaire. Entre les femmes agitant leurs éventails, les enfants juchés sur les épaules de leurs parents et les couples charmés par les accords des guitares, la sérénade du jeudi soir séduit tous les publics. 
S'alternent successivement sur le devant de la scène, les trios de musiciens accompagnés de leur guitare, les chanteurs solistes, et les danseurs de jarana du ballet folklorique de Mérida, accompagnés de l'orchestre régional. Pendant une heure, le temps est consacré à la musique et il semble que chaque spectateur voyage dans le temps à travers elle...

mercredi 8 novembre 2017

Port de Progreso - Yucatán


Pour profiter d’un dimanche de détente, nous quittons Mérida et rejoignons le port de Progreso, à environ une demi-heure au nord. Situé sur la « Costa Esmeralda » - Côte d’émeraude, Progreso est le lieu de villégiature préféré des méridiens qui souhaitent s’échapper de l’effervescence de la ville le temps d’une journée ou d’un weekend. Petite ville de pêcheurs, elle charme pour sa tranquillité, le sourire de ses habitants, et les différentes activités qui y s’y réalisent.

En bus ou en voiture, Progreso est facilement accessible depuis Mérida, et accueille essentiellement des familles et des groupes d’amis en mal de paysages côtiers et de sable fin. Fondé en 1871, il s’agit du village le plus important parmi ceux qui parsèment la côte du Yucatán. Il fut un centre de communication avec le reste du monde pendant longtemps, surtout à l’époque de l’henequen. Progreso est aujourd’hui un point de départ d’échange commercial, notamment grâce aux cargaisons maritimes régulières avec le Panama et la Floride. Lieu privilégié des excursions balnéaires, Progreso fait s’évader et oublier la routine quotidienne.

Le centre-ville regroupe de petits restaurants typiques où l’on y déguste des plats de fruits de mer incroyables dans une ambiance détendue et bon enfant. La musique est toujours présente, que ce soit dans les échoppes (« tiendas »), les restaurants de bord de mer et les marchands ambulants. Nous nous installons sur la plage pour profiter du beau temps, et observons les nageurs, les jets ski, et les différentes activités aquatiques (kayak, windsurf, pêche...) qui s’organisent tout autour du port.

Une promenade sur le malecón (promenade) au tomber du jour, pour profiter de la fraîcheur et déguster des spécialités yucatèques face à la mer, est de mise pour recharger les batteries avant de rentrer à Mérida pour entamer une nouvelle semaine !

mercredi 1 novembre 2017

Hanal Pixán - Jour des Morts yucatèque

Dans le Yucatán, le Jour des Morts porte le nom d'"Hanal Pixán", autrement dit "repas des âmes". Il s'agit d'une tradition maya ancrée dans les traditions pour honorer les proches défunts. Elle se célèbre du 31 octobre au 2 novembre, dates durant lesquelles les "âmes" recoivent le "droit" de venir visiter leurs proches sur Terre. 

Le 31 octobre est en hommage aux enfants, on l'appelle le "Hanal Palal". Le deuxième jour des célébrations, le 1er novembre, est consacré aux adultes défunts et on le nomme "Hanal Nucuch Uninicoob". Enfin, le 3ème jour est le "Hanal Pixanoob", aussi appelé dans certains endroits le "Misa Pixán" dans la mesure où a lieu une messe dédiée à l'ensemble des âmes, en général dans le cimetière du village. 

La tradition comprend différents rites, dont le principal consiste à créer des autels, éclairés de bougies, souvent placés sous les arbres du patio de la maison et proche des sépultures. On y dispose des plats typiques de la saison, des fruits, des desserts, et d'autres gourmandises. Le tout est décoré avec des fleurs et des photographies des défunts. Chaque élément placé sur l'autel a une signification bien précise et n'est pas mis au hasard : les bougies signifient la lumière que le défunt doit suivre afin de rentrer à la maison, suivant le chemin créé par les "cempasúchil", appelées les fleurs des morts (il est important que les fleurs soient naturelles puisqu'elles incarnent l'amour ressenti envers le défunt). Les desserts sont en général faits de fruits de la région et représentent les traditions vivantes du village. 

Autrefois, les ancêtres mayas enterraient leurs défunts avec divers objets leur ayant appartenus, pensant qu'ils pourraient leur servir dans une prochaine vie. Aujourd'hui, les croyances ont changées, et l'on dispose ces mêmes objets sur l'autel afin qu'ils aident le défunt à se sentir de nouveau chez lui durant sa visite.