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mercredi 25 octobre 2017

"La Catrina" : origine du symbole de la mort mexicain...

 
"La muerte es democrática, ya que a fin de cuentas, güera, morena, rica o pobre, toda la gente acaba siendo calavera
- José Guadalupe Posada

La Catrina est le symbole populaire de la mort au Mexique et fût baptisée ainsi par le muraliste Diego Rivera (1886-1957), et bien que dans ses oeuvres on y trouve plusieurs représentations de cette femme squelette élégante et menue, il ne fût pas le premier à l'inclure dans son oeuvre : son précurseur est en réalité José Guadalupe Posada (1852-1913). 

L'histoire de "Catrina" commence sous les gouvernements de Benito Juárez, Sebastián Lerdo de Tejada et Porfirio Díaz. C'est dès lors que commencèrent à se populariser des textes écrits par la classe moyenne critiquant la situation du pays ainsi que les classes privilégiées. Les récits étaient rédigés de manière ironique et accompagnés de dessins de crânes et de squelettes. José Guadalupe Posada, célèbre graphiste, caricaturiste et illustrateur, collabora avec la presse, notamment avec "El Padre Cobos", "El Ahuizote" et la "Patria Ilustrada". Il se fit connaître grâce à ses critiques sociales qui mettaient en évidence les inégalités et injustices du pays, mais aussi grâce à ses dessins d'art populaire qui représentaient essentiellement des cadavres, têtes de mort, histoire de crimes, politiques, et surtout des femmes. Les "calaveras" - têtes de mort, représentent le peuple, son attitude désinvolte et festive, et la situation de l'époque, bien qu'aujourd'hui on les associent dorénavant au jour des morts. 

L'oeuvre de Posada influença directement Diego Rivera, qui adapta el concept en le nommant "Catrina", et lui apporta différents attributs tels que des vêtements, des chapeaux et ce style élégant. On la retrouve notamment dans son oeuvre "Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central".

Aujourd'hui la Catrina est surtout une figure esthétique, un artefact populaire qui fait désormais partie intégrante de la culture mexicaine et de son image à travers le monde. On la décline aujourd'hui en artisanat et en image de marque pour symboliser la richesse culturelle et spirituelle du Mexique...

lundi 23 octobre 2017

"Festival de las Ánimas" à Mérida, du 23 au 30 octobre 2017

Pour la deuxième année consécutive, le département de la culture de la Mairie de Mérida organise le fameux "Festival de las Ánimas" - "Festival des Âmes". Du lundi 23 au lundi 30 octobre 2017, se dérouleront diverses manifestations et célébrations liées à la si prisée Fête des Morts mexicaine. Des activités culturelles sont programmées pour durer 8 jours et prendront la forme d'oeuvres de théâtre, d'expositions photographiques, de marches et de tours à vélo, et enfin d'une cérémonie maya qui aura lieu dans le cimetière général de Mérida.

En parallèle, toutes les activités culturelles hebdomadaires seront adaptées aux festivités de la Fête des Morts : la "Vaquería" du lundi prendra des allures macabres avec les danseurs maquillés, la "Serenata" du jeudi sera, elle aussi, orientée sur le thème de l'hommage aux morts avec des morceaux choisis pour l'occasion, et enfin la fameuse "Noche Mexicana" du samedi sera convertie en "Noche de Catrinas" (symbole populaire de la mort, inventé par José Guadalupe Posada).

Le vendredi 27 octobre aura lieu le "Paseo de las Ánimas" - "Marche des âmes". Il s'agit d'un défilé en habits typiques et maquillages macabres, débutant au cimetière général et terminant dans le quartier de San Juan. La marche inclue également le passage par une exposition d'autels à ciel ouvert sur environ 13 rues, qui seront jugés selon des critères de traditions et d'esthétique. 

Programme détaillé des activités : 

Lundi 23 octobre 2017 : 
Pièce de théâtre "El Mucbilpollo de Don Pancho" - devant le Palais Municipal - 20h

Mardi 24 octobre 2017 :
Exposition photographique "Pixanes" d'Alejandro Poot Molina - Centre Culturel Olimpo - 20h

Mercredi 25 octobre 2017 : 
Marche des âmes - Cimetière général - 19h30
Ciclotourisme : parcours en vélo de la place Santa Ana au cinmetière général - 19h30

Jeudi 26 octobre 2017 : 
Spectacle "Mexico y sus tradiciones, Día de los Muertos" - Centre Municipal  de danse - 20h
"Serenata de Ánimas", en hommage à la compositrice yucatèque Judith Pérez Romero - Place Santa Lucía - 21h

Vendredi 27 octobre 2017 : 
"Paseo de las Ánimas" (présentation d'autels, danse, théâtre, légendes mayas) du Panteón Florido au Panteón General de la place San Juan - 18h

Samedi 28 octobre 2017 : 
Chemin de fleurs "Encuentro con las Ánimas" - Parc de la Mejorada - de 10h à 22h
Présentation d'autels - Place Principale de Mérida - de 10h à 22h
"Noche Mexicana - Noche de Catrinas" - Remate del Paseo Montejo - 20h

Dimanche 29 octobre 2017 : 
Spectacle pour enfants "Franky y sus Marionetas de Calavera" - devant le Palais Municipal - 11h
Théâtre régional avec Alica García "Xpet", oeuvre "Alma en Pena" - devant le Palais Municipal - 12h

Lundi 30 octobre 2017 :
Vaquería de las ánimas - devant le Palais Municipal - 20h30

mercredi 18 octobre 2017

Cancún, destination de contrastes


Aujourd’hui nous décollons pour Cancún, une destination incontournable de la côte caraïbe mexicaine. En langue maya, son nom signifie « nid de serpents », et il s’agit de l’une des villes les plus prisées du tourisme balnéaire et de fête. Elle offre un panel d’activités et de lieux qui valent le détour pour découvrir, entre autres, ses plages de sable fin et ses eaux turquoises. Avec ses six plages emblématiques (Chac Mool, Los Delfines, Las Perlas, Marlín, Ballenas et El Niño), la ville déploie des trésors de créativité pour se rendre toujours plus attractive et jouer sur son image de capitale mexicaine de la détente et de la fête.

Toutefois, il serait réducteur de limiter Cancún à ses plages tropicales et à ses soirées « locas », dans la mesure où elle abrite également des vestiges archéologiques surprenants, dont trois en particulier qui font sa renommée : El Rey, San Miguelito et El Meco. En outre, elle possède le Musée Maya, qui expose l’une des collections archéologiques les plus importantes issues de la culture maya.

En termes de richesses naturelles, Cancún se trouve proche de plusieurs lagunes, et parmi elles la lagune de Nichupté, qui offre une grande diversité d’activités nautiques et de points de vue spectaculaires pour les amoureux de la photographie. Par ailleurs, Isla Blanca est un petit paradis qui se trouve à environ 40min de Cancún et qui est le lieu idéal pour passer une journée de détente et profiter des différents contrastes de couleurs entre l’aube et le coucher du soleil. Enfin, Cancún se trouve à quelques minutes en ferry d’Isla Mujeres, un autre paradis incontournable de la Riviera Maya, et qui est une destination exotique privilégiée à ne pas manquer.

La ville possède également le musée d'art sous-marin (MUSA), qui se trouve dans le Parc National situé entre les eaux de Cancún et d'Isla Mujeres, et qui est l'un des plus visités au monde. Il réunit plus de 500 sculptures originales qui servent de récif artificiel. Plusieurs types de visites sont possibles : par bateau, en plongée. L'excursion en bateau sous-marin propose une embarcation vitrée, adaptée à tous les âges et conditions, permettant de s'approcher au mieux des sculptures ainsi que de la faune aquatique. Pour les amateurs des profondeurs marines, il est donc possible de plonger pour découvrir les différentes galeries.

Une journée suffit à tomber sous le charme de la ville et de ses alentours, et nous nous en rendons compte en quittant les lieux pour rejoindre un nouveau lieu de villégiature.

mercredi 11 octobre 2017

La "Guayabera", chemise traditionnelle yucatèque

À Mérida, capitale du Yucatán et capitale culturelle d'Amérique, et sur la péninsule du Yucatán en général, les habits traditionnels ne ternissent pas et la "guayabera" est toujours de mise pour les soirées et les évènements importants. Elle symbolise l'élégance à la yucatèque et est portée par des hommes de tous âges. 

Son histoire remonte au début du 20ème siècle : on raconte qu'un cubain vivant dans le Yucatán demanda un jour à sa femme tisserande de lui confectionner une chemise avec des poches pouvant contenir "sa pipe et d'autres petites choses". Pour lui faire plaisir, sa femme élabora une chemise avec un tissu frais et léger, et comprenant deux poches sur le devant. Ses amis furent tant surpris par la forme de cette chemise ainsi que par la taille de ses poches, pouvant contenir plus que de de coutume, ils demandèrent la même.

À l'origine, on appelait cette chemise la "yayabera", puisqu'elle était très utilisée dans la région du fleuve Yayabo, et à force que l'on voit des paysans emporter des goyaves dans les deux grandes poches de devant, on l'a renomma "guayabera". Grâce à la qualité de son tissu (lin ou coton), la délicatesse de ses coutures et la finesse de sa forme, la guayabera est petit à petit devenue un habit incontournable des climats chauds, qui en plus "de garder au frais" celui qui le porte, reflète également son élégance.


Autrefois signe de distinction sociale, elle est aujourd'hui adoptée par la majorité et portée lors des grandes occasions, mais aussi lors de divers évènements culturels, notamment des danses traditionnelles comme la "Vaquería", ou des concerts de musique yucatèque, la "Jarana". La guayabera est aussi une des raisons pour lesquelles Mérida a été surnommée "la ville blanche".

mardi 3 octobre 2017

L'Île de Cozumel : bienvenus au paradis...



Aujourd'hui nous partons passer une journée à Cozumel, jolie île caribbéenne au large de Playa del Carmen, qui fait face à la Riviera Maya. Destination parfaite pour un dépaysement d'une journée ! L'île compte environ 48km de long et 16km de large, et est couverte de mangroves abritant de nombreuses espèces endémiques. Il s'agit d'un paradis pour réaliser diverses activités nautiques (kitesurf, jetski, sous-marin...), mais aussi du snorkeling et de la plongée, ou tout simplement pour se reposer et profiter de l'eau turquoise.

Après avoir traversé la "Cinquième Avenue" de Playa del Carmen, nous débouchons sur l'embarcadère où se trouvent les ferry qui opèrent la liaison vers Cozumel. Le trajet dure environ 30 minutes, durant lesquels nous profitons de l'air marin et du soleil matinal.

A notre arrivée, nous enfourchons des scooters pour partir explorer l'île à deux roues. Sans carte ni gps, nous prenons des chemins de traverse au gré de nos envies, en nous laissant porter par le calme et la sérénité des lieux. Nous arrivons sur l'une des plus jolies plages de Cozumel, celle de Palancar, où nous nous installons pour profiter de la vue et nous raffraîchir dans l'eau cristalline. Il s'agit de l'une des plages les plus tranquilles et moins fréquentées, comparées à d'autres plus rapidement accessibles, mais aux fonds rocheux. Nous louons un masque et un tuba et nous éloignons du bord pour aller explorer les fonds marins, qu'elle belle expérience !

Après avoir profité de cet instant de détente, nous décidons de continuer notre périple à deux roues, et partons à la recherche d'un restaurant au bord de l'eau. Quelques kilomètres plus loin, nous en découvrons un, un peu caché, où nous dégustons un merveilleux plat de poisson les pieds dans le sable ! Nous continuons cette belle journée loin des sentiers battus, en nous arrêtant pour observer les différents points de vue, prenant le temps de nous imprégner de la magie des lieux...