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mercredi 23 mai 2018

La Réserve naturelle de Sian Ka'an

Aujourd'hui nous partons à l'aventure pour aller découvrir la fameuse Réserve de Biosphère de Sian Kaan ! A une vingtaine de minutes du centre-ville de Tulum, le petit village de Muyil est la première porte d'entrées de la réserve...

Il s'agit de la plus grande aire protégée des Caraïbes mexicains, et s'étend sur environ 650 mille hectares, comptant 120 kilomètres du Nord au Sud, entre les villes de Tulum et Felipe Carrillo Puerto. Entre plages, dunes, cenotes, récifs de coraux et forêt tropicale, la réserve abrite plus de 300 espèces d'oiseaux, 1000 types de plantes et 100 espèces animales. Sian Kaan en maya signifie "d'où naît le ciel", et la réserve a été déclarée Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 1987. 

La Réserve se divise en trois parties pour sa conservation : 
- Zone centrale : strictement protégée. Les activités humaines y sont quasiment absentes et des permis spéciaux y sont accordés uniquement pour les chercheurs.
- Zone tampon: il s'agit de la zone entourant le centre protégé, contrôlée mais ouverte aux visiteurs et activités touristiques. 
- Zone de transition : aire avec la plus grande activité humaine et le plus grand couloir de passage.

Plusieurs activités sont possibles : tours en jeep, excursions en bateau, kayak,  à pieds, visites aux communautés indigès. Mais aussi des "temazcal", qui sont d'antiques cérémonies mayas de sanation. Entre un après-midi et plusieurs jours, les visiteurs peuvent choisir la durée de leur passage à Sian Kaan, et varier les plaisirs en choisissant des activités diverses. Des hébergements de type lodges et cabanes, sont ouverts aux visiteurs, pour passer une ou plusieurs nuits d'immersion dans la réserve.

mercredi 16 mai 2018

La Hacienda Ticum - Yucatán

Suivant une envie d'escapade "fraîcheur" lors d'un chaud dimanche à Mérida, nous décidons de rejoindre le petit village d'Aké Ekmul, à seulement 30 minutes du centre historique de la ville blanche : direction la Hacienda Ticum. Datant de 1810, la Hacienda a été rachetée il y a quelques années par une famille francaise, qui l'a rénovée et l'a transformée en un hôtel chic et exclusif, comptant une dizaine de chambres. Située dans un écrin de verdure de 10 hectares, la hacienda offre un service raffiné, tant de restauration que d'hébergement. Disposant d'une piscine centrale, et de petites piscines privées présentes dans les suites, le calme et l'harmonie se ressentent et sont appréciées au sortir de la grande Mérida. 

La Hacienda Ticum, ou Xcum, signifie "lieu du dieu de l'air" en maya. Elle a été construite en 1810, pendant l'essor du hennequen, et a produit pendant longtemps des cordes de bateau avec sa fibre. La Hacienda perdit de sa splendeur dans les années 1940, lors de la réforme agraire du président Cárdenas, quand la terre fût rendue aux agriculteurs. Par la suite, Ticum s'est convertie en un ranch avant que sa structure ne tombe peu à peu en ruines et ne soit complètement abandonnée. Seules les femmes de la chapelle du village y venaient pour célébrer Santa Cruz. 

Enfin, depuis 2010, la Hacienda Santa Cruz-Ticum reflète de nouveau toute sa splendeur et son écho du monde maya. Aujourd'hui considérée comme une perle architecturale et culturelle du Yucatán, elle est un arrêt très apprécié de nos voyageurs qui souhaitent découvrir l'héritage culturel de cette région et la tranquilité d'un lieu tel que celui-ci...

mercredi 9 mai 2018

Site archéologique de Bonampak - Chiapas

Après notre visite du site de Yaxchilán, nous restons dans la zone frontalière et prenons le cap vers celui de Bonampak ! Nous déposons la voiture au village de Lacanja Chanzayak et rejoignons à pieds le site archéologique par un petit sentier d'environ 8km, tout en découvrant la forêt et les villages alentours. La visite est beaucoup plus courte, puisque la zone visitée se restreint au temple principal.

Signifiant en maya "murs peints", c'est d'ailleurs le site qui nous aura le plus impressionné par ses muraux incroyables, sans doute les plus connus et représentatifs du monde maya... Aux couleurs vives et aux contours précis, les muraux racontent l'histoire de la dernière famille ayant régné sur cette cité : le Roi Chaan Muan II, dont le règne débuta en 776 après J.C. On y trouve des inscriptions de dates, ce qui situerait la chronologie des muraux entre 790 et 792 après J.C. La cité fût abandonnée peu de temps après, et certains dessins ne furent jamais terminés. En général, les scènes décrivent l'accès au trône, des guerres sanglantes et des rituels de sacrifice.

Bonampak connut son apogée pendant le règne de Jaguar-Ojo Anudado, qui accéda au trône en 743 après J.C. La découverte du site en 1946 marque l'une des plus grandes histoires d'exploration arquéologique dans le Chiapas, qui a permis de mettre à jour l'une des plus grands héritages de la culture maya.

Bien que moins grand et impressionnant que Yaxchilán, le site de Bonampak ne manque pas de charme, d'une part parce qu'il se trouve dans un véritable écrin de verdure, et étant moins visité, il y règne un calme et une sérénité impressionants. En grimpant la pyramide et nous postant au sommet, nous apprécions une vue imprenable sur la jungle chiapanèque, on y apercevrait presque le Guatemala ! Un vrai moment d'harmonie !

mercredi 2 mai 2018

Site archéologique de Yaxchilán - Chiapas

 En plein coeur de la région du Chiapas, proche de la frontière avec le Guatemala, se trouve un des sites les plus incroyables du Mexique : Yaxchilán ("pierre verte" en maya). Ne serait-ce que le chemin pour s'y rendre est un vrai périple à la Indiana Jones ! Il faut rejoindre la frontière appelée Frontera Corozal, par voie terrestre, le plus souvent depuis Palenque (compter environ 3h de route). En arrivant à la frontière, vous découvrez le centre écotouristique "Escudo Jaguar", où vous attendent pirogues et guides locaux multilingues. Et oui : impossible de rejoindre le site de Yaxchilpan par voir terrestre, il faut avant traverser le fleuve Usumacinta, l'un des plus puissants et longs d'Amérique Centrale.


Le trajet en pirogue dure environ 1h et donne des impressions de d'exploration en pleine fortêt tropicale ! Au départ, soit il y a environ 2 milles ans, Yaxchilán n'était alors qu'un petit village, et avec le temps, il est devenu l'une des plus grandes cités en bord de fleuve. Ce site ne ressemble à aucun autre... Deux chemins sont possibles au départ, le "traditionnel" et le plus large, qui mène d'une pyramide à l'autre, celui que les guides empruntent en général. Et le second, plus "broussaille", et c'est celui que nous avons choisi ! Un petit sentier en pleine forêt, où il faut crapahuter, se frayer un chemin entre les arbres, mais qui rend définitivement l'expérience plus palpitante !

Nous déambulons donc d'une structure à l'autre, et comme il vient de pleuvoir, nous apprécions la fraîcheur pour prendre notre temps et découvrir les lieux à notre rythme. Nous avons même la chance d'apercevoir des singes entre les pierres et dans les arbres. L'ambiance est mystique et surprenante, puisque la visite se fait tant de cette forêt aux arbres centenaires que d'un site unique et imposant.
Sa superficie est gigantesque, c'est pourquoi une seule partie se visite, et se résume aux temples principaux : la Grande Place, la grande Acropole, la petite Acropole et l'Acropole Sud. On y trouve bien entendu le fameux terrain de pok ta pok - antique jeu de balle maya -.

Yaxchilán s'est développé entre 350 et 810 après J.C, bien que l'expansion politique du site sur la région se produisit pendant le gouvernement d'Escudo Jaguar I, qui accéda au trône en 681 après J.C. Ce fût par la suite, lors du règne de Pájaro Jaguar IV, que Yaxchilán connut son  plus grand essor et se consolida comme cité maîtresse, soit au 8ème siècle.

Le grand escalier qui mène de la Place Centrale à la Grande Acropole est sans doute la plus belle vue que l'on ait du site, et en reflète toute sa grandeur. On y trouve différentes scènes de Pájaro Jaguar IV, dans ses batailles, au pok ta pok, dans son palais, et l'une d'elle le montre décapité... Une légende lacandone raconte que le jour où sa tête reviendra sur le site, le monde sera alors dévasté par des jaguars célestes... Espérons donc que cela n'arrive pas !!

mercredi 25 avril 2018

Réserve naturelle de Río Lagartos

Nous profitons d'un weekend à Valladolid, pour aller explorer la réserve naturelle de Río Lagartos. A environ 1h30 de route vers le nord, cap vers le Golfe, Río Lagartos est un lieu magique pour communier avec la nature et passer une journée de déconnexion. Dans le petit port de pêche nous ressentons l'ambiance tranquille et conviviale : les locaux se promènent à l'abris du soleil et se régalent d'un buffet de poissons et fruits de mer...

Nous retrouvons Pedro, notre guide local en fin de matinée, pour embarquer à bord de la "lancha" - petit bateau à moteur - et partons pour le plus long tour dans la mangrove. Après quelques minutes nous commencons déjà à apercevoir les flamants roses et arrêtons le moteur pour prendre le temps de les observer. Dans cette zone cohabitent plus de 340 espèces d'oiseaux, 50 de mamifères et environ 95 de reptiles. Depuis le 26 juin 1979 il s'agit d'une réserve de biosphère de plus de 60 mille hectares et 70km de canal, ce qui signifie qu'elle est protégée par le Gouvernement Fédéral, qui permet aux visiteurs de venir s'imprégner de sa richesse naturelle, tout en respectant la mangrove avec des tours écologiques. Les guides locaux sont tous au fait des restrictions environnementales et tâchent de sensibiliser les voyageurs à la conservation de cette zone. 

Nous continuons notre visite en allant à la rencontre des crocodiles... En effet, ils se trouvent pour la plupart sur les rives de la rivière (appelée "ría" pour sa contenance en eau salée et en eau douce), et se laissent bercer par le clapotis de l'eau, en attente d'une proie. Pedro nous conduit ensuite vers la lagune appelée "las coloradas", connue pour sa couleur rose intense, qui fait la joie des voyageurs photographes. Il s'agit d'un lac salé qui doit sa couleur aux bactéries présentes dans l'eau. On ne peut pas se baigner dû à l'indice salin qui peut brûler intensément la peau, toutefois il est extrêmement agréable de s'installer pour la contempler et faire une session photos !

La visite se termine par le passage sans doute le plus amusant : le spa de Río Lagartos. Une plage couverte d'argile, où les gens viennent s'exfolier et faire des masques pour le visage et le corps de manière naturelle ! Les mayas l'utilisaient autrefois comme équivalent d'une crème solaire. Après le passage par une plage plus traditionnelle pour nous rincer, nous rejoignons le coeur du village, et reprenons la route vers Valladolid ravis d'avoir découvert cet écrin de nature préservé...

mercredi 11 avril 2018

Hacienda Sotuta de Peón, voyage dans le passé yucatèque...



Aujourd'hui nous partons pour une journée d'évasion en plein coeur du Yucatán traditionnel, et allons découvrir la merveilleuse Hacienda Sotuta de Peón... Rien n'avait prédit que nous allions vivre un véritable voyage dans le temps, et pourtant nous avons été transportés par une visite hors des sentiers battus, qui nous a initié à l'époque de l'essor de la fibre de hennequen, des grands propriétaires terriens et de la richesse yucatèque du 19ème siècle.

La Hacienda se trouve dans le petit village de Sotuta, à environ 1h de Mérida, et a pris le nom de la famille qui l'a construite : Peón. Construite à la fin du 19ème siècle, elle a vécu son apogée au début du 20ème, avec l'essor économique de la fibre de hennequen. Elle fût abandonnée puis réouverte au public il y a 12 ans afin d'en faire un musée et de la faire revivre le temps des deux visites organisées à la journée (10am et 12pm).

Le tour guidé se divise en trois temps : une visite de l'ancienne demeure transformée aujourd'hui en musée incluant le tour des machines de production de la fibre de hennequen (toujours en fonctionnement), une balade en truck (ancien chariot tiré par un âne sur des rails) pour faire le tour de la Hacienda et de ses champs d'agave, le passage par une maison maya où l'on apprendra quelques mots en ancien dialècte avec Don Antonio, l'un des premiers artisans de la Hacienda, et se termine par une baignade dans son merveilleux cenote, Dzul Ha, au coeur d'une grotte en sous-sol. Nous nous rendons ensuite au restaurant de la Hacienda pour goûter à son incroyable "poc-chuc" et autres spécialités de la région, avant de lézarder au bord de la piscine pour le reste de la journée.

La Hacienda vit aujourd'hui essentiellement du tourisme et des quelques articles fabriqués à base de hennequen vendus aux visiteurs et artisans locaux, et a même ouvert un petit hôtel pour ceux qui souhaiteraient s'imprégner pour quelques jours de l'héritage yucatèque et se déconnecter du quotidien.  

Pendant notre retour à Mérida, nous ressentons tous une impression de retour à la réalité après une journée d'immersion totale au coeur des traditions et des histoires toutes plus romanesques les unes que les autres, des personnes ayant vécues les différentes étapes de Sotuta de Peón...

mercredi 4 avril 2018

Chiapa de Corzo - Chiapas

Nous profitons des ferias du mois de janvier pour aller visiter le petit village de Chiapa de Corzo, situé entre Tuxtla Gutierrez et San Cristobal de las Casas, et donnant directement sur le fameux Canyon du Sumidero. La petite ville coloniale, riche en culture et traditions, a été fondée par les espagnols durant le 16ème siècle. Ses plus riches attraits sont le Temple de Santo Domingo, qui abrite aujourd'hui le Musée de la laque, ainsi que les ruines du temple de Saint Sébastien. 

La place principale, ce jour animée par les ferias, est entourée d'arches, tout au tour de la Mairie et de la Maison de Don Ángel Albino Corzo, l'un des premiers libéraux du Premier Congrès pour la Constitution. On y trouve également l'arbre sacré, le Ceiba, qui reflète, selon ses habitants, l'époque de la fondation de Chiapa de Corzo, ainsi que la fameuse tour de l'horloge. 

La petite ville se distingue également par sa savoureuse gastronomie et surtout ses desserts typiques (suspiros, chimbos, nuegados...). Nous profitons du grand marché installé tout autour de la place pour goûter certains d'entre eux et découvrir l'artisanat local : les tissus, les couronnes de fleurs, et les bijoux typiques de la région attirent notre attention. 

Comme nous arrivons en pleine feria, la musique et les danses traditionnelles battent leur plein, et les villageois sont tous en tenue traditionnelle chiapanèque. Certains nous font l'honneur de poser pour les photos, souvent coiffés de masques typiques et nous prennent par la main pour nous entraîner dans leurs danses effrenées. Nous vivons un beau moment de communion avec la vie locale, et retournons vers San Cristobal enchantés de cet arrêt à Chiapa de Corzo...

mercredi 28 mars 2018

Parc National Lagunas de Montebello - Chiapas

Aujourd'hui nous partons en direction du Parc National des Lagunes de Montebello. Situé à 61km au sud de Comitán de Dominguez, le Parc est l'un des premiers espaces naturels qui a été protégé dans le Chiapas, en 1959. Il abrite environ 60 lacs, dont seulement 16 d'entre eux sont accessibles par la route. Sa beauté est reconnue et fait de lui l'un des sites naturels les plus beaux du pays, avec ses lacs aux eaux multicolores et les divers chemins pour y accéder. 

Il existe deux routes différentes pour accéder à l'une ou l'autre partie du Parc. La première, allant tout droit depuis l'entrée, mène aux lagunes colorées : on y trouve 5 lacs, tous en dégradés de bleus : Agua Tinta, Esmeralda, Encantada, Ensueño, Agua Azul.
La seconde route, à droite après l'entrées, est celle qui mène le long de la frontière guatemaltèque, au coeur de la jungle Lacandona. S'alternent la lagune de Montebello, Cinco Lagos, Laguna Pojoj, et la lagune Tziscao.
La forêt qui entoure les lagunes abrite une grande densité de faune (surtout des oiseaux, des écureuils et des chevreuils), et les chemins de randonnée permettent de les découvrir au grès de vos promenades. Dans le Parc National, plusieurs activités sont proposées : de la plongée  à la randonnée, en passant par le cyclisme, les balades à cheval, les tours en radeaux, et l'observation d'animaux. Vous y trouverez également plusieurs points de restauration locaux pour goûter aux spécialités chiapanèques !

Le Parc de Montebello mérite d'y passer plusieurs jours, alternant les marches, les excursions à vélo et/ou en voiture, afin de découvrir les différentes variations d'environnement et de couleurs des lagunes, chacune ayant ses caractéristiques propres...

mercredi 14 mars 2018

Cascades Las Nubes - Chiapas

Alors que nous terminons notre découverte du Parc National des Lagunes de Montebello, nous décidons de dévier et de prendre la (périlleuse) route en direction du centre écotouristique "Las Nubes", connues comme les secondes plus importantes après celle d'Agua Azul. Nous entrons dans le Parc National de Montes Azules, proche de la frontière avec le Guatemala, tout au sud-est du Chiapas. Les paysages changent, et l'on trouve sur la route, toute en virage, une végétation plus dense et plus tropicale. Après un peu plus de 2h de route, nous arrivons enfin au centre écotouristique. 

Une petite marche mène jusqu'à la cascade principale, et nous nous asseyons pour en admirer toute la splendeur. Nous découvrons un pont suspendu qui nous permet d'en faire le tour, et croisons sur ce même pont...un cheval ! Quelques mètres plus loin se dessine un sentier en pleine forêt que nous décidons d'emprunter, sans imagner qu'il nous mènerait à un point de vue panoramique incroyable, surplombant toute la cascade turquoise et son parcours au coeur de la forêt Lacandone...

Plus éloignées et perdues en pleine nature qu'Agua Azul, les cascades las Nubes offrent cette particularité où l'on s'y trouve seul au monde et que le cadre privilégié des lieux invite même à y rester quelques jours pour se ressourcer, dans une cabane au bord de la cascade... 

Nous redescendons par le même sentier et nous sentons Nous quittons les lieux en fin de journée, ébahis et de merveilleuses images en tête...

mercredi 7 mars 2018

Canyon du Sumidero - Chiapas

Aujourd'hui nous partons tôt pour rejoindre l'embacardère de Cahuaré, première porte vers l'incroyable Canyon du Sumidero. A environ 50min de San Cristobal, situé entre Tuxtla Gutierrez et Chiapa de Corzo, le canyon est une faille géologique qui s'est formée il y a des milliers d'années. Au milieu de celui-ci, coule le fleuve Grivalja, qui naît des montagnes guatemaltèques et rejoint le Golfe du Mexique. Les paroies du canyon culminent à plus de 900m, et l'on peut apprécier les curiosités telles que la Grotte aux couleurs et la Cascade appelée "l'arbre de Noël". Le parcours à travers ce canyon est une expérience impressionnante...

Le canyon est navigable depuis 1980, soit au moment de sa reconnaissance comme Parc National, et suite à la construction du barrage hydrolique "Chicosasén", aussi appelé "Manuel M. Torres", du nom d'un ingénieur.   C'est grâce à ce barrage que l'on peut accéder à plus de 35km pour remonter les gorges. Le tour en "lancha"- petit bateau à moteur - dure environ 2h, et consiste en un aller/retour entre l'embarcadère de Cahuare et le barrage. Nous avons la chance de pouvoir observer une quantité incroyable d'animaux tels que : des singes araignées, des crocodiles et nombre d'oiseaux...
La richesse naturelle du canyon est abondante, et on trouve plusieurs types de végétation dûs au taux d'humidité variant d'une zone du canyon à une autre. À la fin du parcours, nous rejoignons Tuxtla Gutierrez, d'où nous engagerons un taxi pour parcourir la fameuse "route des miradors". Appartenant au Parc National, cette route surplombe le canyon, et permet d'accéder à 5 miradors - points de vue -. Nous apprécions tout particulièrement les deux derniers, qui nous permettent d'avoir une vue panoramique sur les variations du canyon, tout entre ombres et lumières.

Entre vues d'en haut et vues d'en bas, le Canyon du Sumidero regorge de secrets et de découvertes uniques pour tous les amoureux de la nature...

mercredi 28 février 2018

Les cascades d'El Chiflón - Chiapas

Aujourd'hui nous rejoignons Comitán de Dominguez, à environ 2h de San Cristobal, d'où nous embarquons à bord d'un "colectivo" - petit bus local - à destination du centre écotouristique "El Chiflón". Il faut compter une heure de route pour arriver jusqu'à l'entrée du parc, de là deux options sont possibles : marcher pendant environ 15/20 minutes ou prendre un mototaxi pour arriver au guichet où vous pourrez l'accès. Les cascades El Chiflón se trouvent en pleine forêt. On en compte 3 principales, accessibles par un petit sentier aménagé d'environ 1km, longeant le fleuve San Vincente, permettant d'arriver face à la cascade la plus importante "Vélo de la Novia", d'une hauteur de 120 mètres. 

Pendant la saison sèche, de janvier à juillet, les cascades sont plus claires et moins fortes, mais la baignade y est autorisée, tandis que pendant la saison des pluies, d'août à décembre, les eaux prennent une couleur plus marron à cause des précipitations, et le flux est plus fort. La baignade est alors à proscrire.

Nous décidons de ne pas nous arrêter-là et d'emprunter le sentier plus raide et plus aventurier pour rejoindre les hauteurs des cascades. Après une enfilade d'escaliers aménagés, nous passons par trois points de vue, de plus en plus hauts, jusqu'à arriver à la naissance de la cascade Arco Iris, d'une couleur bleu turquoise impressionnante.

Le parc est accessible aux familles avec enfants, puisqu'on y trouve divers points d'arrêts pour pique-niquer, ainsi que des tyroliennes de hauteurs différentes pour une expérience plus intense au-dessus des cascades, de quoi ravir tous les âges ! 

Nous vivons une journée intense et bien remplie, musclons nos mollets et en prenons plein les yeux... Le Chiapas est définitivement une destination d'aventure et de découvertes en pleine nature !

mercredi 21 février 2018

San Cristobal de las Casas - Chiapas

En plein coeur de la région du Chiapas, entre les forêts de pins et la brume se trouve la ville de San Cristobal de las Casas. Nous décidons de consacrer une semaine à la visite de cette ville mystique et de ses richesses naturelles alentours.

Fondée en 1528 par les Espagnols, San Cristobal est une étape incontournable d'un séjour dans le Chiapas. Située à plus de 2000m d'altitude, on y trouve une diversité aussi bien culturelle que naturelle, qui en fait une ville au charme indéniable. Entre anciennes églises, marchés indigènes, montagnes entourées de brume, parcs nationaux et cascades, cette région a un charme envoûtant. 

San Cristóbal est restée la capitale du Chiapas jusqu’en 1892 et elle est encore aujourd’hui considérée comme la capitale culturelle de l’État. Nous l'explorons à pieds et flânons au rythme nonchalant des habitants, des vendeurs ambulants de mangues ou d'artisanat local. Il semble que ce soit ainsi que la ville se découvre le mieux, et c'est la meilleure manière pour en découvrir chaque recoin, chaque petit marché ou scène de la vie quotidienne. Bien que touristique, elle garde un charme colonial et tranquille. On y trouve un des meilleurs café du pays puisqu'on trouve un peu plus à l'ouest nombre d'haciendas et plantations de café.
La cathédrale de San Cristóbal, située en plein coeur du centre ville, a été construite aux 16ème et 17ème siècle, puis a été restaurée dans les années 1920. Sa façade, jaune moutarde et blanche, mêle les influences baroques, mauresques et indiennes. À l’intérieur, on peut y admirer les retables dorés du XVIIIe siècle avec des peintures de Miguel Cabrera.

Le centre est très animé et grouille de petits restaurants typiques, de boutiques d'artisanat et de bars aux cocktails hauts en couleurs... On prend vite goût à cette ambiance joyeuse, et à ce véritable mélange des cultures qui donne l'impression de s'être perdu dans le temps ! San Cristobal et ses jeux d'ombres et lumières séduisent dès le premier coup d'oeil...

mercredi 14 février 2018

Grottes de Calcehtok - Yucatán

Nous choisissons de passer un dimanche aventurier, et reprenons les routes du Yucatán pour partir découvrir les grottes de Calcehtok. A environ 1h30 au sud de Mérida, les grottes se trouvent perdues dans la "pampa"... Nous notons la proximité avec l'Etat de Campeche puisque des reliefs apparaissent et dénotent du traditionnel horizon yucatèque. 

Plusieurs options sont possibles pour la visite (le tour familial d'1h - le moins salissant -, le tour de 2h, 3h et 5h). A partir de deux heures, la visite s'apparente à de la spéléologie et il faut être prêt à se salir...
 
Nous partons donc accompagnés de notre guide, Manuel, qui, tout au long de la visite tâchera de nous enseigner quelques mots en mayas afin d'étoffer cette expérience inédite ! Equipés de nos lampes frontales et de nos grosses baskets, nous nous enfonçons dans les méandres de la grottes, tout en écoutant son histoire... Calcehtok signifie "gorge de cerf en pierre" en maya. Elle fût utilisée autrefois comme refuge pour les mayas lors de la rébellion connue sous le nom de "guerre des castes". Autrefois appelée grotte d'Actún spukil ("grotte aux rats" en mayas), dûe à l'abondance des rats présents sur la première partie de la grotte où il y a le plus de végétation, on la renommait plus tard "Calcehtok" pour le village voisin du même nom, situé à 3km de la grotte. Des experts ont confirmé que la grotte mesurait plus de 6km linéaires, avec différentes galeries connectées entre elles par d'étroits couloirs. 

Nous découvrons, au fur à mesure de la visite divers vestiges mayas, comme des céramiques, des pointes de flèche, de l'art rupestre, et des offrandes. Le guide nous explique que sur l'ensemble de la grotte, étant formée comme un véritable labyrinthe, certaines galeries restent encore inexplorées. Après quelques minutes durant lesquelles nous pensons "facile!", nous commençons à nous baisser puis littéralement, à ramper, pour traverser des tunnels étroits, pour accéder à des galeries encore plus profondes. L'expérience est digne d'un film d'Indiana Jones ! Entre passages en rappel à l'aide de cordes, étapes où il fallait ramper à plat ventre ou sur le dos, s'insinuer dans d'étroits tunnels, se laisser glisser comme sur un tobogan pour descendre d'une galerie à l'autre.., il faut avoir le goût de l'aventure et une bonne condition physique !

Nous ressortons de la grotte au bout de 2h, éreintés et couverts de terre, mais ravis de cette expérience haute en émotions et en fous rires. Il s'agit d'une expérience incroyable et à recommander pour découvrir le Yucatán autrement !

mercredi 31 janvier 2018

Site archéologique X'Cambó - Yucatán

En partant explorer la côte du Golfe, vers les villages de Progreso, Telchac Puerto et San Crisanto, nous tombons, par hasard, sur le site archéologique de X'Cambó. Son nom signifie "crocodile céleste" en maya, il se trouve au coeur du village de Dzemul et à seulement 2 kilomètres de la côte. 

La cité fût édifiée au nord de la péninsule pour favoriser l'accès aux ressources naturelles indispensables : eau potable, produits alimentaires, matière première pour la construction des maisons. Elle s'étend sur une surface de 700 mètres d'est en ouest, et de 150 mètres du nord au sud. Le site est petit, et pourtant quelque chose se dégage : il ne ressemble à nul autre, et paraît sortir d'un conte, tant les couleurs et les formes sont bien définies. 

X'Cambó a des structures et une architecture similaire à celle du site de Dzibilchaltún, situé à environ 20 minutes au nord de Mérida, sur la route de Progreso.

La cité connût une forte influence pendant l'époque Classique, notamment comme centre administratif des ressources salines, dans la mesure où elle était entourée de grands déserts de sel, lui permettant de l'exploiter à grande mesure. Aussi surnommée la "Terre de Sel", X'Cambó mérite d'être découverte et de comprendre son influence au cours de l'histoire. Nous vous conseillons d'engager l'un des deux ou trois guides locaux attendant à l'entrée du site, afin de saisir  

La visite se fait assez rapidement, mais nous nous sentons seuls au monde, perdus dans les cités d'or...

mercredi 17 janvier 2018

Mérida, "la ville blanche" et capitale du Yucatán


En vous promenant dans les rues coloniales de la ville blanche, vous ressentirez l'atmosphère romantique et provinciale, témoignant d'un passé riche en histoires et en légendes. Bien qu'elle se soit modernisée avec le temps, Mérida a malgré tout conservé son "toque" colonial, caractérisé par ses lumières et couleurs. La nuit, elle se transforme pour le plus grand plaisir des passants. Plusieurs activités sont possibles : promenade en calèche, s'asseoir à la terrasse d'un café pour contempler les étoiles, assister à un spectacle en pleine rue de danse, de musique ou de théâtre, qui font de cette ville un carrefour culturel merveilleux.                                                                                                      
Un peu d'histoire s'impose... Avant l'arrivée des espagnols, le territoire était connu des mayas comme le "T'ho", qui signifie "les cinq collines", et avant cela, on l'appelait "lchcaanzihó", qui signifie "visage d'infini". La ville fût fondée le 6 janvier 1542 par Francisco de Montejo, sur les vestiges de la civilisation maya, qui la surnomma "Mérida" dans la mesure où les édifications préhispaniques lui rappelaient les ruines romaines présentes dans la ville homonyme d'Extremadure en Espagne. Le centre de la ville s'est créé à partir de la "Plaza Mayor" - "Zocalo", et les pierres sacrées des temples indigènes furent utilisées pour construire les maisons et les édifices publics des conquérants, comme les "Casas Reales" et le "Cabildo", ainsi que les temples de la nouvelle foi chrétienne comme la Cathédrale San Ildefonso.                                                                                                

La ville se caractérise par son architecture coloniale, où l'on trouve des constructions aux toits hauts et aux grandes fenêtres (surtout dans le centre historique), ornées de couleurs vives, qui ont valu le surnom de Mérida : la "Ville Blanche", pour sa propreté, ses couleurs et la chemise typique masculine - la "guayabera". 

Durant l'époque coloniale, le développement urbain se fit de manière concentrique et selon les codes de l'époque : il suivit un schéma quadrangulaire avec des rues tracées comme sur un jeu d'échec, qui perdure encore aujourd'hui. Cela permit de déterminer de manière claire les quartiers des colons espagnols (centre historiques) et ceux des indigènes (extramuros). Mérida indiqua ses limites avec sept arches disséminés dans la ville, aujourd'hui il n'en perdure que trois à titre indicatif, comme témoins du développement urbain colonial.

A la fin du 19ème siècle, la croissance économique et l'essor de l'hennequen lancèrent les premières constructions d'Haciendas, qui donnèrent à la ville encore plus de caractère et de charme, notamment tout au long du Paseo Montejo, l'artère coloniale principale de Mérida.                                                                             

A présent, les édifices néoclassiques et contemporains cohabitent, laissant à voir un mélange de cultures et de traditions qui se ressentent sur chaque facade de maison ainsi que sur chaque visage de ses habitants.